Solution complète proposée par sam13

Bonjour à toutes et à tous,

Rappelez-vous il y a un peu plus d’un siècle. 107 ans pour être précis. Nous étions alors le matin du mardi 14 juillet 1914. Un jour de fête nationale, dans l’ombre de la grande guerre à venir.

Cannes, récompenses et solution officielle

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  • Ce sujet contient 3 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par sam13, le il y a 7 années.
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    • #1634
      sam13
      Participant

      Bon, pour ma part j’arrête les recherches, voilà ma version qui est très… romanesque façon Arsène Lupin (après tout c’est un livre qui se situe au début du xxeme siècle…). C’est certainement pas la bonne solution mais ça répond aux 10 questions et si ça peut vous donner des pistes…
      Louise et Heinrich se sont rencontrés à Paris, lorsqu’elle va voir son père malade entre le 6 et le 22 mai. Gravement malade, elle le veille toutes les nuits à la lueur des cierges. Heinrich, sorte d’Arsène Lupin, se présente sous le nom de David Poisbleau, médecin, faisant aussi la médecine légale judiciaire. Il guérit le père de Louise (ayant des vues sur le collier peut-être l’avait-il lui-même empoisonné pour approcher Louise?) ce qui l’aide grandement à la séduire. S’apercevant rapidement l’un et l’autre qu’ils sont tous deux des cambrioleurs brillants (Louise vole avec talent lors des tournées de la troupe), celle-ci lui parle de Rose-Marie et de son collier qu’elle n’a pas réussi à lui dérober pour l’instant : même en étant sa plus proche confidente (après avoir épousé son insupportable pianiste rien que pour l’approcher), pas moyen de lui faire dire le code du coffre (il faut dire que Césare veille au grain).
      Profitant de son autre identité de journaliste qui lui ouvre pas mal de portes pour faire des repérages (notamment des articles sur les grands monuments parisiens publiés dans comoedia), Heinrich descend sur Lyon pour assister au concert de Rose-Marie le 14/05, et en profite pour commander dans la boutique de bijou «Trésors Exquis» un faux collier identique au mille-feux, visible sur les affiches de la tournée. Grâce à son talent, il n’a aucun mal à sortir un article retentissant sur le concert. Cela lui ouvre les portes de la tournée : comme il sait si bien le faire, il persuade Césare de l’autoriser à les suivre. Heinrich annonce cette bonne nouvelle à Louise, repartit en tournée à Marseille puis Toulouse, par une lettre anonyme (tapée avec la machine à écrire qui lui sert aussi pour ses rapports de légiste). C’est la lettre touvée par Aurélien à Toulouse. Il rejoint comme prévu la troupe à Bordeaux le 9 juin. Cela lui permet d’observer les habitudes de chacun qu’il note dans son carnet.
      Heinrich a un plan : Louise lui a dit que Charles Buisson connait le code du coffre. Celui-ci vient régulièrement avec une malette diplomatique, et elle l’a aperçu mettre ou récupérer des documents dans le coffre même si Rose-Marie veillait à la faire sortir dans ces moments-là.
      En effet Charles Buisson échange des documents confidentiels avec Rose-Marie, qui sert d’intermédiaire, pour tenter d’éviter une guerre qui s’annonce. C’est en tout cas ce que lui font croire Charles et la tierce personne, probablement Battista Perra (qui a été présenté à Rose-Marie par Césare). Cela semble surtout être une histoire d’espionnage à des fins industrielles et commerciales (l’enjeu de l’orient-express en cas de guerre par exemple, comme le pense le journaliste Lucien Léglise, qui commence à comprendre ce petit manège, en entendant les histoires que lui raconte son père).
      Bref, le plan d’Heinrich: neutraliser Charles après l’ouverture du coffre, remplacer le collier par un faux et récuperer le dossier pour faire croire que le motif de l’agression de Charles est le vol d’un document confidentiel. L’immitation du bijou est parfaite, Rose-Marie ne se rendra compte de rien en portant ce collier.
      A 7h00 le 14/07, Heinrich a amené du chloroforme (anesthésique qu’il a en quantité, étant médecin) et le faux collier (reçu quelques jours plus tôt), car c’est ce soir qu’ils agiront avec Louise, Charles ayant été annoncé. Mais le téléphone sonne et pour ne rien laisser au hasard, Heinrich qui est dans le salon, écoute la conversation entre Charles et Ernest grâce au 2ème téléphone. Il apprend que Chales viendra à 8h55. Qu’à cela ne tienne, Heinrich modifie ses plans.
      Guettant et profitant du départ momentané d’Ernest, Heinrich vole le trousseau de clefs et la clef de la loge pour qu’elle ne soit plus fermée.
      Charles arrive à 8h55, Ernest lui ouvre, il n’a pas de valise diplomatique, il vient juste annoncer que les affaires se compliquent et qu’il doit partir pour Berlin. Il monte sur scène pour la pause de 9h00, discute avec Rose-Marie qui demande à Louise de partir chercher son foulard pour parler tranquillement avec lui. Rose-Marie apprend à Charles (avec un mot code probablement) qu’un document (de Battista) qu’elle devait lui remettre le soir l’attend au coffre.
      Au même moment, Louise rejoint Heinrich au salon, il lui dit que c’est le moment ou jamais, il lui donne le chloroforme avec un bout de tissus, le faux collier et la clef de la loge.
      Ernest va chercher Charles vers 9h10, comme prévu. Heinrich le savait grâce à l’appel téléphonique de 7h00 intercepté, et en profite pour reposer le trousseau de clef dans l’atelier. Au pire si Ernest trouve le trousseau (ce serait étonnant vu son état), et va fermer la porte de la loge, Louise sortira avec l’autre clef. Heinrich écoute aussi à la porte de la loge et entend Césare faire du bruit dans la loge. Il vient de déchirer la lettre d’amour pour Rose-Marie car il s’est décidé à lui déclarer son amour de vive voix.
      Heinrich regagne le salon. Il prévient Louise qu’il faut faire attention: Césare est dans la loge. Louise sort dans le petit couloir devant le salon, endroit idéal pour guetter ce qui se passe! Charles et Ernest regagnent l’atelier. Elle voit aussi Césare sortir tout de suite après de la loge (9h15). Il s’arrête brièvement car il entend la voix de Charles. Puis Césare rejoint Rose-Marie sur scène. Louise a le champ libre, elle entre dans la loge, met le foulard devant son nez pour se protéger des vapeurs, prépare le chloroforme sur un morceau de tissu et se cache dans la salle de bain (en laissant la porte ouverte pour pouvoir sortir sans bruit sur le tapis). Elle attend Charles.
      Vers 9h15-9h20, celui-ci vient comme à chaque fois dans la loge de Rose-Marie. Il tourne le dos brièvement à l’entrée de la salle de bain, pour poser le cadre qui est devant le coffre, sur la cheminée. Louise en cambrioleuse surdouée (pas facile en robe longue !) en profite pour sortir rapidement et, sans bruit se place derrière lui en contournant la table. Au moment où celui-ci, penché sur le coffre, le dévérouille, elle bondit et plaque le chloroforme sur le visage de Charles. Celui-ci n’a pas le temps de se débattre, Louise maintient si bien le chiffon sur la bouche et le nez de Charles, que ses ongles sont plantés dans sa joue et elle le griffe. Comprenant qu’il va s’évanouir rapidement, Charles voulant à tout prix empêcher le vol du document hautement important et compromettant, utilise ses dernières forces pour refermer le coffre.
      Problème : Louise se retrouve avec le faux collier devant le coffre fermé et s’aperçoit vite que Charles ne respire plus : le chloroforme mal conservé (à la lumière) ou mal dosé, était devenu hautement toxique. Ses mains sentant le chloroforme, celle-ci met les gants et va chercher Heinrich dans le salon. Ce dernier est avec Aurélien. Tous deux viennent l’aider. Aurelien, pris au dépourvu et par amour, pour protéger sa femme, maquille la scène de crime en accident avec Heinrich pendant que Louise vide le flacon de chloroforme resté dans la salle de bain et cache le faux collier vers l’étagère, ainsi que la clef de la loge. Tout en s’affairant et en faisant le moins de bruit possible, ils conviennent d’une version commune concernant les 10 dernières minutes. Une fois tout en place, Louise appelle à l’aide. Césare se précipite dans la loge ou chacun joue déjà son rôle. Rose-Marie le suit puis Ernest à moitié saoul.
      Devant la police, peu de temps après, lors de l’inventaire, Césare, suspicieux, demande à Rose-Marie d’ouvrir le coffre, ce qu’elle fait à la vue de tous. Grosse erreur, il n’en faut pas plus pour que Heinrich, rompu à ce genre d’exercice, parvienne à voir le code. Pour Heinrich, le fiasco est rattrapable!
      Problème: quand la police s’en va l’après-midi, pas moyen de récupérer le faux collier qui aurait dû tromper Rose-Marie elle-même, car un agent monte la garde devant l’étagère. Qu’à cela ne tienne, le collier sera volé par Heinrich ou Louise dans l’après-midi, sans pouvoir le remplacer par le faux. Ils en profitent aussi pour récupérer le document confidentiel qui était destiné à Charles.
      Rose-Marie au moment de se préparer pour le concert, ouvre le coffre. Son collier a disparu ainsi que le document pour Charles. Rose-Marie pique une colère, menaçant de les dénoncer, mais Heinrich, Louise et Aurélien en possession du document compromettant menace de la faire tomber pour espionnage et trahison. Rose-Marie ne peut rien faire et comprenant que seul Césare n’y est pour rien, s’excuse auprès de lui.
      Après le spectacle ou le lendemain, Heinrich, s’étant débrouillé comme à son habitude pour être mandaté par le juge, sous sa couverture de médecin légiste, se rend à la morgue et rédige le rapport d’autopsie de Charles correspondant à la mise en scène. Il utilise la même machine à écrire que pour rédiger la « lettre anonyme » (oui je sais… mais j’y tiens! ;-)).

    • #1650
      Pascal Notredame
      Administrateur

      Bonjour sam13,

      C’est avec plaisir que j’ai découvert ce matin votre solution complète, juste après avoir ouvert un nouveau forum intitulé Le carnet de l’auteur du jeu. Je me suis permis d’y glisser un petit commentaire sur votre solution. Soit dit en passant, je l’ai adorée. Encore merci pour votre participation !

    • #1652
      sam13
      Participant

      Bonjour Pascal, un grand merci à vous surtout, pour cet excellent moment que j’ai passé à essayer de résoudre cette énigme.

      Il est vrai que résoudre une telle enquête 100 ans après est tres difficile car vérifier des hypotheses toutes simples sont impossibles (du style: le mari de Rose-Marie lui avait fait faire le mille-feu par le joailler de  Lyon ce qui fait que la copie est parfaite… J’en passe et des meilleurs).

      Cette frustration m’a sans doute conduit à les envoyer tous à l’échafaud pour espionnage, trahison, meurtre ou non dénonciation de crime… 😉 Ah si, il reste Ernest L’église, il est malin celui-là…

      J’ai hâte de connaître la solution officielle, et d’enfin savoir si un message codé est caché dans la carte du bouquet ou la lettre anonyme.

      Merci encore et bon courage aux autres participants.

    • #1697
      sam13
      Participant

      En relisant ma solution à l’énigme et en continuant à jeter de temps en temps un coup d’œil au forum pour suivre les nouvelles découvertes (je n’y participe plus bien entendu, ma solution étant arrêtée et definitive), je m’aperçois qu’en ayant essayé d’être le plus précis possible, il peut persister des zones d’ombres auxquelles j’aimerai apporter un éclairage. Sans que cela ne change ma solution bien entendu.

      Par exemple, à la question légitime: pourquoi les policiers ne sentent pas l’odeur du chloroforme ? J’avais prévu ceci: Heinrich et Aurelien ont renversé les flacons de parfum de Rose-Marie (ils en ont aussi asperge le cadavre de Charles) pour masquer l’odeur du chloroforme…

      Si vous avez des questions ou voulez des précisions sur certaines de mes affirmations, j’essaierai d’y répondre ici avec plaisir (et une dose de mauvaise foi sans aucun doute…;-)).

      J’en profite aussi pour remercier Albatur et Gilou73 avec qui j’ai eu plaisir à échanger des hypothèses pendant ces quelques jours. Ce fût très instructif et je tenais aussi à réparer cet oubli…

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