DUPONDT

Bonjour à toutes et à tous,

Rappelez-vous il y a un peu plus d’un siècle. 107 ans pour être précis. Nous étions alors le matin du mardi 14 juillet 1914. Un jour de fête nationale, dans l’ombre de la grande guerre à venir.

Cannes, récompenses et solution officielle

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Ce forum contient de nombreux indices. Si vous aspirez à résoudre cette énigme seul(e), nous vous conseillons alors vivement de le parcourir avec prudence, afin de ne surtout pas gâcher votre plaisir.

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15 sujets de 61 à 75 (sur un total de 76)
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  • en réponse à : LES DUPONDT N'ONT PAS DIT LEUR DERNIER MOT #2093
    DUPONDT
    Participant

    Exposé 6

    Avant de poursuivre, je voudrais vous remercier, Inspecteur Colin, pour la qualité de votre travail. Les nombreuses notes personnelles qui émaillent le dossier ont été pour moi une abondante source d’inspiration. Donc ne prenez pas cet air que d’aucuns qualifieraient de « penaud ». Je vous l’assure, vous avez grandement contribué à la résolution de cette énigme. Notamment en faisant appel à DUPONDT et à sa sagacité. Excellente initiative!

    Chers amis, j’ai donc décidé de vous restituer d’un bloc le déroulé précis des événements jusqu’à l’arrivée de la police sur les lieux. C’est un ensemble cohérent d’informations qui s’enchaînent de façon magistrale. Ouvrez grandes vos oreilles et stimulez votre cortex !

    8h55 : Ernest ouvre la porte à Charles qui amène comme promis la bouteille de cognac, et rien d’autre.

    Ernest va la poser dans son atelier, il la dégustera plus tard avec Charles. Il met son appareil photo autour du cou et se dirige vers la scène.

    Charles se rend discrètement au bar près de la scène pour écouter les dernières notes de piano, juste avant la pause de 9h. Ernest l’a mis au courant de ce rituel.

    8h56 : Ernest écoute en catimini RM. Elle n’aime pas du tout que des personnes viennent assister aux répétitions. Cela devrait valoir aussi pour Charles. Derrière son piano, Aurélien est fou furieux de le voir. Cette fois ci, il dépasse vraiment les bornes!

    8h57 : Ernest prend une photo de la scène

    9h00 : Ernest fait une photo du salon. Cesare et Heinrich jouent toujours aux cartes. Le Directeur de l’établissement commence son discours à la radio. Il annonce la fermeture du Castafiore pour cause de déficit financier.

    Charles rejoint Rose-Marie sur la scène. Il monte prestement sur la scène en s’aidant de ses 2 mains, il a même applaudi avant, preuve qu’il ne porte pas de valise diplomatique. RM l’avait invité à venir au concert du soir. Elle est surprise de le voir ce matin. Charles en profite pour s’excuser de son absence pour la soirée, mais il a une bonne nouvelle à lui annoncer.

    Reparlons un peu du mythe de la valise diplomatique. Charles l’aurait eu avec lui en arrivant, il l’aurait laissé derrière le bar, RM aurait pris un peu de temps pour la récupérer et la cacher avant d’aller dans la loge à l’appel de Louise. On imagine alors des affaires d’espionnage, Henrich en agent allemand, Ernest en collabo, Lucien en agent double, le cabaret en centre de renseignements, Baron Otard, pseudonyme pour cacher un chef de réseau… Seule dans sa déposition Louise la voit. C’était un moyen pour elle de détourner l’enquête de la police dans une fausse direction.

    RM confirme le 14 7 la version de Louise sans trop y croire. C’est pour appuyer Louise dans sa déposition. D’ailleurs RM est moins catégorique  dès le lendemain 15 7 car Louise lui a avoué entre temps que c’est une invention. RM peut avoir peur d’être inculpée pour faux témoignage.  Donc oublions définitivement cette satanée valise!

    9h02 : Ernest repasse par la loge pour s’assurer que tout est bien en place. Il faut que la loge soit parfaite quand RM aura finie sa répétition, soit vers 10h.

    9h03 : Cesare met brusquement fin à la partie de cartes avec Heinrich. Il n’a pas de temps à perdre. Il a juste attendu le début du discours à la radio, il connaît la suite. Il s’assure qu’Heinrich a bien ouvert toutes grandes ses oreilles, et qu’il va faire un article du tonnerre.  Cesare se dirige vers la loge.

    9h04 : Cesare retrouve Ernest dans la loge, lui demande de quitter prestement la pièce et d’aller chercher les clefs perdues depuis le matin. Il est énervé de le voir là, il doit rédiger sa lettre d’amour. Il découvre le bouquet rouge, Ernest lui a dit qu’il provenait de Charles. Cesare voit là une opportunité de circonstance pour discréditer son rival : Charles, ce fat, ne sait toujours pas que RM déteste le rouge depuis l’accident de son mari. Cesare s’installe et commence à  rédiger sa lettre avec le papier laissé sur la table et le stylo.

    Ernest part à la recherche des clefs dans les coulisses avec son appareil photo autour du cou.

    9h05 : Rose-Marie envoie Louise chercher son châle (ou foulard), pour pouvoir discuter librement avec Charles. Le châle est un simple prétexte, cette demande n’est pas un acte prémédité. Il devrait naturellement être dans la loge, là où se prépare RM.

    Au moment de partir, Louise fait un clin d’œil à RM pour l’encourager à donner une chance à Charles de la séduire. Aurélien l’interprète mal, pense qu’il est adressé à Charles, une tentative de séduction, un rendez-vous galant, un nouvel épisode de l’enlèvement des Sabines?

    Erreur, si la tentative de viol sur la personne de Louise par Albert avait laissé des traces psychologiques (un peu déboussolée, elle s’était mise à séduire nombre d’hommes, moyen aussi pour exorciser ce mauvais souvenir), elle s’était complètement assagie depuis son mariage et on ne lui connaissait plus d’aventures. De son côté, Charles n’a aucune raison de vouloir séduire Louise car il ne veut pas compromettre sa relation naissante et prometteuse avec RM.

    Fait nouveau : Cesare a même remarqué qu’elle est de plus en plus indifférente à son mari. Ma réponse: elle a prévue de le quitter rapidement pour suivre Heinrich. Ils ont fait en sorte de garder secrète leur relation.

    Revenons à ce qui se passe sur la scène : Charles fait feu de tout bois, annonce à RM sous le couvert de la confidentialité qu’il a un plan de dernière chance pour éviter la guerre. RM tombe sous son charme.

    9h06 : Louise qui aurait dû se rendre directement à la loge va au salon rencontrer Heinrich. Elle veut savoir si le colis de Lyon est arrivé avec le dernier courrier. Le châle est posé sur le divan.  Heinrich a prévu de l’utiliser pour cacher le bijou sur le cou de Louise, à la fois à l’aller avec le faux, et au retour de la loge avec le vrai. D’ailleurs la robe longue de Louise n’a pas de poche. Heinrich est au téléphone avec le rédacteur en chef de son journal « le Comoedia » pour annoncer la nouvelle de la fermeture du Castafiore. Louise entend et attend la fin de la conversation. Heinrich laisse ensuite le combiné décroché pour ne pas être dérangé.

    Henrich lui annonce que le colis est arrivé avec le faux bijou, et quelques jolies pierres pour elle. C’est l’occasion de réaliser leur projet, c’est le dernier concert, il faut mettre à exécution le plan prévu. Louise semble hésiter. De plus il n’a pas parlé d’elle au rédacteur en chef pour son article, elle est un peu déçue. Elle fait sa mauvaise tête. Heinrich fronce les sourcils et argumente.

    9H07 : Ernest passant par là prend une photo du salon. Il retourne dans l’atelier chercher les clefs, ne trouve rien et boit un coup. Il reste dans l’atelier jusqu’à 9h12.

    9h08 : Heinrich poursuit avec Louise : cela procurera suffisamment d’argent à Louise pour acheter les remèdes dont son père a besoin et même l’amener faire des cures dans une ville thermale. Pour elle, robes, bijoux, fleurs à volonté, succès assuré, une diva. Elle a le nom à particule que lui a donné son mari, de Chanteloup, il lui manquait la liberté de vivre comme elle l’entend.  Aurélien l’enferme dans une prison. Il faut s’en échapper. Heinrich finit par la raisonner. Elle accepte.

    Le plan d’Heinrich est simple : Louise échange les bijoux dans la loge, revient dans le salon avec le vrai autour du cou, le donne à Heinrich qui le garde et le cache. Pendant le concert, RM portera le faux autour du cou, mais c’est réellement un beau travail cette imitation, elle ne devrait pas s’apercevoir de la supercherie. On verra bien ! Henrich est un joueur, il aime le risque. Il prévoit d’ écrire le 15/ 7 son dernier article de la tournée « Rose- Marie chante avec cet extraordinaire concert du 14. Il partira pour Lyon ensuite, seul, sans Louise, vendra le collier, et retournera probablement en Allemagne se faire oublier une fois de plus. Il en a l’habitude.

    9h12 : Ernest part de l’atelier vers la scène chercher Charles selon ses indications (annotation sur l’article de journal Les Appareils PJ- Lumen : aller chercher Charles entre 9h10 9h15, prétexter le message urgent de Raymond Poincaré et en récompense, une bouteille de cognac Baron Otard.).

    9h14 : Dans le salon, Heinrich donne la copie du bijou à Louise, et la clef libellule de la loge. Elle met le faux Mille Feux au cou, le cache sous le châle en cas de rencontre fortuite dans les coulisses et se dirige vers la loge, avec la clef dans sa main. Heinrich sort en même temps que Louise, remet rapidement le trousseau de clef dans l’étagère de l’atelier, à un endroit bien visible d’Ernest et retourne en courant au salon. Il se dépêche car il ne sait pas combien de temps va durer l’absence d’Ernest. Le plan d’Heinrich était de faire croire à tous qu’Ernest avait trop bu et donc incapable de voir ce trousseau qui lui crevait les yeux et qui était là depuis le matin. Donc, ce trousseau n’avait pas disparu et personne ne l’avait volé. Henrich a dû attendre le dernier moment pour le remettre, pour être certain que la porte de la loge serait ouverte pour Louise.

    Sur le chemin du retour de la scène vers l’atelier, Ernest avoue humblement à Charles la vérité sur son erreur de couleur pour le bouquet. Ils sont devenus très complices. Charles est de bonne humeur, Ernest en profite. Charles a une grande faculté de réaction, d’adaptation, et il tire rapidement profit de cette erreur. Il doit penser : »après la réponse positive de RM à mon élan amoureux, 36 roses rouges c’est encore mieux pour avouer ma passion (voir signification du langage des fleurs) ». Ernest est soulagé car il ne se fait pas trop grondé, il en est même un peu surpris. Charles a prévu de revoir RM avant son départ pour Berlin, il lui expliquera de vive voix la soi-disant erreur du fleuriste mais que c’est finalement mieux ainsi eu égard à ses sentiments pour elle.

    Charles s’exclame dans les coulisses : « et ça se prétend fleuriste! » Pourquoi Charles parle t-il plus fort que nécessaire ? Pour que les autres personnes entendent bien que c’est le fleuriste qui a fait l’erreur et non Ernest (on sait que ce n’est pas le cas, mais Charles peut encore avoir besoin d’Ernest et décide de lui rendre ce service). Pour Ernest, il gardera la confiance de RM et évitera son courroux.

    En aparté : finalement, c’est peut-être la faute à Ernest  si Charles est allé dans la loge pour mettre la petite carte et voir ce fameux bouquet rouge. Il serait peut-être retourné directement retrouver RM sur la scène pour lui remettre cette carte. De fil en aiguille, Ernest se trouve être à l’origine de l’accident! Mais de son côté Ernest n’a pas trop mauvaise conscience car il a bien essayé de dissuader Charles de rentrer dans la loge, endroit interdit à tout visiteur. Fin de la parenthèse.

    Heinrich, seul au salon, Louise dans les coulisses et Cesare dans la loge entendent l’exclamation de Charles.

    Dans la loge, Cesare réfléchit : « mince, la lettre que je suis en train d’écrire n’a plus aucun sens, Charles présent cela change tout, il pourra expliquer l’erreur du fleuriste et se disculpera facilement au yeux de RM. Mon idée de départ risque de se retourner contre moi ». Il déchire lui même sa lettre et la met à la poubelle. D’ailleurs, il ne l’a pas terminée, il manque au moins la ponctuation finale : le point. Il sort de la loge et se dirige vers l’atelier.

    9h15 : Photo d’Ernest dans l’atelier avec Charles et sa bouteille. On voit sur l’étagère le trousseau de clefs. Charles cache la marque de la bouteille avec un linge pour ne pas faire de publicité clandestine.

    On aperçoit dans les coulisses Cesare qui écoute discrètement la conversation entre Charles et Ernest. Pour ne pas se trahir, il mentira à Colin en disant  qu’il n’avait pas vu Charles avant son décès dans la loge. Ils sont en train de boire le coup pour fêter l’anniversaire d’Ernest et la réussite probable de Charles dans sa tentative de séduction. Cesare comprend qu’il est temps d’avouer enfin son amour à RM, depuis toutes ces années, avant que Charles ne retourne sur scène.

    En quittant le salon et avant d’entrer dans la loge, Louise aperçoit Cesare derrière la porte de l’atelier et pense qu’il les espionne. Louise rentre dans la loge et s’enferme à clef. César ne l’a pas vu.

    9h16 : Louise dans la loge déplace le petit cadre rose situé devant le coffre, elle connaît le code car Rose-Marie lui a confié, « elle n’a pas de secret pour elle ». Louise a mis les gants de RM pour ne pas laisser d’empreintes. Elle savait les trouver là, par habitude RM ne les amène pas sur la scène pour répéter, elle n’en a pas besoin. Elle ouvre le coffre.

    9h17 : Elle enlève le faux bijou de son cou, le place dans le coffre, met le vrai à son cou, referme le coffre, mais oublie de remettre le petit cadre rose devant, grosse erreur. Elle met le châle  pour cacher le vrai bijou qu’elle porte sur elle. Elle déverrouille la porte, tout s’est bien passé. Elle ne peut s’empêcher de se regarder devant le miroir, elle se trouve vraiment belle avec ce châle, ces gants, ce collier. RM n’a qu’à bien se tenir.

    De son côté, Cesare va rejoindre RM sur scène pour lui avouer ses sentiments.

    Ernest retrouve le trousseau sur l’étagère de l’atelier, bien en vue. Il boit un coup aux retrouvailles.

    Sur la scène, RM s’inquiète du temps que met Louise à ramener le châle. Elle se fait la réflexion à haute voix. Pour Aurélien, RM vient de lui donner le signal de départ. Fou de jalousie, il court chercher Louise qu’il est sûr de trouver avec Charles. Son premier réflexe est d’aller dans la loge, là où doit se trouver normalement le châle de RM, donc Louise. Il ment à Colin en disant qu’il va d’abord au salon.

    Au même moment, Charles quitte l’atelier pour aller voir ce fameux bouquet de roses rouges et déposer sa carte.

    9h18 : RM est surprise quand elle voit Cesare revenir à la place de Louise.

    Retrouvons Charles qui entre dans la loge. Il voit Louise assise devant le miroir. Elle porte le bijou sur son cou bien dégagé, le châle sur les épaules à la façon de RM. Il lui demande ce qu’elle fait, pourquoi porte-t-elle ce châle, il voit le bijou, devine le vol. Il l’agrippe, la tient par les poignets pour comprendre.

    Aurélien déboule à ce moment précis, fou de rage, et voit le couple dans une position ambigüe. Quiproquo. Aurélien pousse violemment Charles contre la table. Charles n’a pas le temps de réagir, il tombe à la renverse et heurte avec la tête  le coin de la table sans faire de bruit (présence du tapis qui amorti les sons) et sans renverser de meubles ou bibelots. Charles ne bouge plus, Louise a compris qu’il est mort.

    9h19 : Alors Louise réagit au quart de tour. Elle réajuste son châle, masque le bijou. Il ne faut pas qu’Aurélien découvre ce vol. Il n’a rien vu. Elle le rassure : Aurélien, ce n’est pas de ta faute, c’est un accident, je ne vais rien dire,  il faut garder le secret tous les deux.

    Vite monter un stratagème : faire croire à un accident, à une scène de carnage. Elle a été violentée par Charles, elle s’est défendue, il était devenu fou de ne pas trouver sa valise diplomatique, le dernier espoir pour la paix. Elle et son mari renversent sans faire de bruit les meubles, les bibelots, la table (erreur : pas du bon côté pour valider l’accident), posent le bouquet de roses par terre, erreur, il aurait dû se casser, mais oublient aussi de faire tomber le petit cadre rose qui était devant le coffre, troisième erreur. Ils font maladroitement un pli en accordéon avec le tapis pour expliquer que Charles s’y est pris les pieds.

    9h20 mort de Charles par asphyxie.

    Aurélien est fébrile. Il n’a pas l’air de réaliser ce qui vient de se passer. Il ne comprend pas, il a à peine touché Charles, il ne peux pas être mort, il doit » roupiller ». Il a déjà plusieurs fois tabassé des prétendants, sans les tuer. Mais cette fois-ci c’est beaucoup plus sérieux. Louise lui conseille d’aller se calmer et l’attendre au salon. De plus il vaut mieux  qu’on ne les voit pas ensemble. Il reviendra dans la loge quand elle appellera et criera au secours.

    9h21 : Louise prépare la scène finale : maintenant,  il faut faire comprendre à RM que c’est un accident comme celui qu’elle a déjà vécu lors du décès de son mari Albert. Sinon RM aurait pu exiger une enquête plus sérieuse sur les circonstances exactes du décès. De plus, de cette façon Louise achète le silence de RM, au cas où le vol du bijou viendrait à être découvert. Une sorte de chantage donc. RM a tout intérêt à ce que cette vieille affaire soit oubliée.

    Louise enlève ses gants, griffe Charles au visage, sur la joue gauche, comme elle avait griffé Albert. Elle remet les gants pour cacher les traces de sang sous les ongles, et ne pas se piquer aux roses puisqu’elle place les pétales autour du cadavre. Charles ne saigne pas. Les pétales rouges ont pour rôle de rappeler le sang d’Albert.

    9h 22 : Louise doit se débarrasser vite du vrai Mille Feux et de la clef de la loge. Si on trouvait ces deux indices sur elle, elle serait perdue ! Elle sort de la loge et place le collier au plus près, sur le cou du mannequin de l’étagère, elle a le temps de le dissimuler, pas suffisamment. Il sera toujours possible de venir le chercher plus tard avec Heinrich. Elle accroche la clef de la loge sous le casque scaphandre, bien visible. On la trouvera facilement. On ne comprendra pas ce qu’elle fait là, mais qu’importe, Louise ne sera pas soupçonnée. Elle réajuste le châle sur elle, vérifie dans le miroir. RM a l’habitude de lui prêter ses affaires, dont ce châle, comme deux sœurs, RM trouvera normal qu’elle le porte, et de toute façon elle sera occupée à regarder le corps de Charles.

    9h 20 : De son côté, Aurélien, livide, va au salon. Quand il voit Henrich, il veut faire demi-tour et repartir probablement vers la scène. Mais Henrich pense qu’il va se rendre dans la loge. Il le retient pour éviter un rencontre possible avec Louise, Louise qui n’est toujours pas revenu au salon avec le bijou.

    Aurélien a le contrecoup de la situation, il s’effondre, il est blanc comme neige, il n’est pas loin de la crise de nerf. Avec le passé judiciaire qu’il a, si l’on s’aperçoit qu’il est à l’origine de ce décès, il est bon pour finir en prison et pour un bon bout de temps. Et ce n’est pas RM ou ses parents qui pourront le sortir de ce guêpier une fois encore. Il a soudain un doute affreux. Ne serait-ce pas Heinrich, cet autre séducteur,  l’auteur de la lettre anonyme, depuis plusieurs jours source de ses angoisses. Aurais-je provoqué la mort de Charles, innocent ? Il montre la lettre anonyme à Heinrich, qui s’en amuse car c’est lui l’auteur. Heinrich le rassure et sait lui parler. C’est un séducteur intelligent et n’a pas son pareil pour tromper les hommes et les femmes avec de belles paroles. Aurélien se confie à lui, son amour pour Louise et ses soupçons contre Charles, sans évoquer ce qui vient de se passer dans la loge. Il essaye de se trouver une excuse à son geste pour le moins maladroit.

    Heinrich démonte la lettre anonyme en semant le doute dans l’esprit d’Aurélien. Ce serait Louise qui aurait même pu écrire cette lettre pour le rendre jaloux exprès. Pour Heinrich, il faut absolument qu’Aurélien n’ait aucun soupçon, maintenant ou dans le futur, sur la relation intime qu’il entretenait avec sa femme Louise.

    Heinrich réussit la prouesse (quel manipulateur!) à convaincre Aurélien que sa femme l’aime, et qu’il doit absolument avoir confiance en elle. Aurélien le croit et s’explique à posteriori la réaction de Louise dans la loge juste avant : elle cherche à l’aider, masquer cet accident, risquer même d’être accusée à sa place. C’est un vrai acte d’amour. Nous savons maintenant qu’il se trompe sur cette analyse.

    Pendant ce temps, Ernest retrouve le trousseau de clef sur l’étagère de son atelier, et fête ça tout seul, avec une bonne rasade comme il se doit.

    9h23 Louise appelle au secours. Aurélien et Heinrich arrivent puis Cesare et enfin RM.

    Analyse de l’ordre d’arrivée :

    Premier : Aurélien s’est précipité d’un bond du salon vers la loge, car il s’attendait manifestement à cet appel au secours. Nouvelle preuve du coup monté avec Louise.

    Deuxième : Heinrich : logique ils étaient ensemble au salon.

    Troisième : Cesare, un peu plus éloigné de la loge, il se trouve sur la scène.

    Quatrième : RM : si elle hésite et perd un peu de temps, c’est parce qu’elle se remémore l’appel au secours de Louise trois ans plus tôt, et elle ne semble pas donner réalité à cette sorte de « mirage ».

    Cinquième : Ernest, le temps de réaction plus lent après une nouvelle rasade de cognac.

                9h24 photo d’Ernest qui arrive au moment où RM crie.

    Et nous voilà revenu quelques années en arrière, avec l’accident  de son mari Albert. Charles a les mêmes griffures sur le visage, les pétales rouges autour de son corps représentent une mare de sang, elle revit avec horreur la scène passée. Elle hurle et s’évanouit.

    9h26 : Heinrich glisse le morceau de lettre déchirée dans la main de Charles. Il est le dernier à sortir de la loge, et les autres personnages sont occupés à ce moment (Cesare avec RM, Aurélien avec Louise, et Ernest avec son appareil photo). Oui, mais pourquoi?

    Il faut alors examiner la relation entre Cesare et Heinrich. Cesare utilise les compétences journalistiques d’Heinrich, mais manifestement il ne l’aime pas, et même s’en méfie. Il sait qu’Heinrich est un séducteur redoutable et pourrait être un sérieux concurrent pour lui vis à vis de RM. Il oriente donc les soupçons du policier vers le jeune Heinrich impétueux, Allemand, pris par le démon du jeu.

    De son côté, Heinrich sait qu’il est le suspect numéro 1 du fait de sa nationalité allemande. De plus il se trouve fragilisé par l’histoire du vol raté du collier qui pourrait le confondre si Louise le trahissait. Donc il doit naturellement diriger le policier vers une autre piste, celle de Cesare parait évidente : à qui profite le crime (ou l’accident) : sinon à Cesare  et RM au vue du buzz médiatique que va provoquer cet évènement. D’ailleurs Cesare ne l’aurait-il pas tué lui-même ? Heinrich souhaite semer le doute dans l’esprit du policier.

    Donc lorsque Heinrich se trouve près du corps de Charles, il a vite aperçu ce bout de lettre, a reconnu l’écriture de Cesare et a pensé (à tort) que c’est Charles qui l’avait déchirée. En mettant ce papier dans la main de Charles, il ajoute une nouvelle couche de soupçon contre Cesare en mettant en évidence l’animosité réciproque entre les 2 hommes. La thèse de l’accident ou du meurtre par Cesare, homme jaloux, froid, amoureux de RM, prêt à tout pour éliminer un compétiteur sérieux et devenu encombrant, est alors possible.

    Cesare l’emmène au salon RM suivis d’Aurélien et de Louise.

    9h 27 : Heinrich ferme la porte avec Ernest et les rejoint au salon.

    9h28 : Cesare appelle la police. Personne ne sort du salon

    9h33 : arrivée de la police et ouverture de la loge

    Mes amis, permettez moi de reprendre mon souffle. Non Ernest, arrêtez de servir à boire de ce bon cognac à nos invités, je crains qu’ils ne commencent à perdre de leur assiduité et faculté d’écoute. Les visages de RM et Louise prennent d’ailleurs une couleur qui tire de plus en plus sur celle du fameux bouquet, sauf votre respect Mesdames.

    Il me reste maintenant à terminer la présentation de cette journée du 14. Ce sera le sujet de mon septième exposé.

    Les jours suivants feront l’objet d’une dernière présentation, de loin la plus créative et imaginative du fait de l’absence d’éléments étayés dans le dossier de Colin…

     

     

    en réponse à : LES DUPONDT N'ONT PAS DIT LEUR DERNIER MOT #2089
    DUPONDT
    Participant

    Exposé 5

    14 juillet 1914 :

    (Les heures connues sont en caractère gras, les autres sont des approximations)

    7h00 : par téléphone, Charles Buisson demande à Ernest de commander un bouquet de roses chez le même fleuriste que d’habitude, à livrer au Castafiore, avant son arrivée. Ernest prend note. Décryptage du message figurant sur l’article – PJ-Lumen : BUisson me demande de commander pour Rose Marie un assortiment de 36 roses de couleur rose/jaune. Charles arrivera à 8h55 précise. Ernest souligne bien la couleur. Il note tout pour s’en rappeler, sa mémoire lui joue des tours.

    Charles envoie un concierge de l’ Elysée chez le fleuriste pour payer le bouquet.

    7h10 : arrivée des membres de la troupe. Dans quel état d’esprit sont-ils ce matin ?

    Cesare est satisfait de la tournure très favorable que prend ce dernier concert. Tout va bien de ce côté.  Par contre, côté cœur, il voit d’un très mauvais œil le manège de son rival Charles qui cherche depuis plusieurs semaines à séduire Rose Marie.

    Heinrich est soucieux car il n’a toujours pas reçu la copie du mille feux commandée il y a deux mois jour pour jour.

    Aurélien a une haine farouche contre Charles, à qui il attribue par erreur la lettre d’amour anonyme. Dans son délire, il croit même que Charles est prêt à lui enlever Louise à tout moment.

    RM est perturbée car elle sait par Charles que l’éventualité d’une guerre devient chaque jour plus crédible.

    Louise se sent un peu soulagée. Le projet du vol risque de ne pas se faire, Heinrich lui a dit que le double n’était toujours pas arrivé. Elle devenait au fil des jours un peu plus réticente à ce projet, sa conscience commençait à la travailler.

    7h13 : Ernest s’absente de l’atelier pour aller aux toilettes

    7h15 : Heinrich en profite pour aller dans l’atelier voler le trousseau de clefs et la clef de la loge. Depuis le temps qu’il est au Castafiore, il a eu tout le loisir de voir où Ernest rangeait ses clefs.

    Double objectif pour Heinrich : en conservant le trousseau, être certain que la loge sera ouverte lorsque Louise s’y rendra pour le vol du bijou. Il donnera la petite clef libellule à Louise pour qu’elle s’y enferme le temps de la substitution.

    7h18 : Ernest s’aperçoit du vol des clefs en voulant aller fermer la loge.

    7h20 : Ernest passe commande au fleuriste. Là se produit l’erreur. Il commande des roses rouges au lieu de l’assortiment des roses/jaunes prévu.

    Explication : Ernest  est au Castafiore depuis l’âge de12 ans. Il a vu défiler pas mal d’artistes de nationalités différentes, dont des troupes espagnoles. Il a pris très souvent des commandes de fleurs pour des admirateurs. Or, en espagnol, rouge se dit roja. Au moment de passer la commande, Ernest a déjà apprécié le cognac, les yeux pas trop en face des trous, il lit « rouge » au lieu de « roses/jaunes ».

    7h40 : livraison du bouquet au Castafiore. Mince, elles sont rouges. Ernest s’aperçoit de son erreur, demande au fleuriste de refaire un autre bouquet, le fleuriste refuse car il n’a pas le temps, de plus la commande a déjà été payée par le concierge de l’Elysée.

    Ernest le pose dans son atelier, sur sa table.

    7h50 : arrivée du facteur avec pas mal de lettres, dont des lettres et un petit colis à l’attention d’Heinrich. Ernest les pose sur la table de son atelier.

    7h58 : dès que RM quitte la loge pour aller vers la scène, Heinrich va chercher son châle  et l’amène au salon. Il le pose sur le divan.

    8h00 : comme tous les jours, début des répétitions avec Rose Marie, Aurélien et Louise. Cesare et Heinrich commencent une partie de cartes dans le salon, il le font souvent car Heinrich a réussit à « corrompre » Cesare et lui donner le vice du jeu. C’est une façon de tenir Cesare, qui commence à avoir quelques dettes.

    8h16 : Ernest va au salon déposer le courrier.

    Cesare et Henrich jouent aux cartes, Cesare a l’esprit ailleurs. Il réfléchit à la lettre qu’il va écrire à RM. C’est le dernier concert, RM doit prendre sa décision : ou rester avec lui si elle accepte de l’épouser, ou il l’a quittera pour la vie politique. C’est un ultimatum.

    De plus Cesare sait qu’à 9h00 le directeur du Castafiore annoncera à la radio du salon la fermeture du théâtre, pour cause de faillite, il faut qu’Henrich soit présent pour monter médiatiquement cet évènement au profit de la tournée. C’est bon pour les affaires, puisque toute la clique de journalistes va courir au Castafiore pour couvrir l’évènement. Publicité assurée. Cesare voit la scène : salle comble, il va falloir pousser les chaises et les tables, tout le monde debout, hystérie collective…

    Ernest annonce à Heinrich qu’il y a dans le courrier des lettres parfumées pour lui, comme d’habitude. Anciennes et actuelles maîtresses. Heinrich quitte la table pour en prendre connaissance. Le colis tant attendu à son nom est là. La copie vient de lui être livrée de Lyon, par son amie orfèvre, Melle Orfin. Il se décontracte, retrouve le sourire. Il va pouvoir mettre son plan à exécution. Il reprend la partie de cartes. Cesare n’a rien remarqué d’anormal. Il est trop absorbé par la lettre qu’il doit écrire tout à l’heure, dans la loge.

    8h18 : Ernest retourne dans son atelier. Il s’occupe comme il peut avec sa copine, la bouteille d’alcool.

    8h30 Charles quitte l’ Elysée en voiture. Il a décidé de passer par le Castafiore pour annoncer la bonne nouvelle à RM (son plan pour la paix). Ce n’était pas prévu au départ, cela surprendra tout le monde, sauf Ernest bien sûr.

    8h50 : Ernest va mettre le bouquet dans la loge, sur la table. Retour dans l’atelier pour aller chercher son appareil photo.

    8h53 : Ernest, l’appareil photo au cou, et le flash en main, va prendre une photo de la loge avec le beau bouquet au centre. Lucien sera content. A ce sujet, les annotations écrites de sa main sur l’article « Peur sur la ville » ont pour sens : LUcien m’a demandé de faire 15 Photos environ sur Rose Marie lors de cette journée du 14 07. J’aurai droit à une bouteille de Cognac Baron Otard, terme qu’il souligne de contentement.  Cette photo apparaît dans le dossier, de format un peu plus petit que les autres tirages. Quelques différences de réglage au moment du tirage.

    Ernest, s’il te plait ressert nos invités, pour moi simplement de l’eau fraîche car je veux garder les idées claires pour la suite. Cela me demande une telle concentration, et je ne veux rien laisser de côté. A partir de maintenant, nous voici plongés dans un tourbillon d’allers venues, de portes qui s’ouvrent et se ferment, d’un scénario digne d’une pièce de vaudeville, mais hélas avec une chute beaucoup moins légère! « Il se passe toujours quelque chose au Castafiore »dit à ce sujet Heinrich…

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    DUPONDT
    Participant

    Exposé 4

    Nous arrivons maintenant à l’histoire du bijou qui m’a donné aussi pas mal de fils à retordre.

    Plusieurs possibilités : là encore, il faut choisir la bonne voie qui amènera une solution finale logique et cohérente :

    Heinrich se rend chez un  bijoutier connu de Lyon  pour commander un faux. Or on ne commande pas une imitation du Mille Feux, tellement célèbre, sans prendre de risques.

    Ceci établi, quelle doit être sa qualité ? Imitation médiocre, correcte, ou très bonne ?

    Si la commande exige une très bonne imitation : prévoir un prix élevé. Heinrich est à l’abri du besoin avec le succès de ses articles de presse, il peut l’acheter. Mais le bijoutier peut avoir des soupçons et prévenir Rose Marie. De plus il faudra trouver un dessin parfait de ce bijou comme modèle. On peut aussi  imaginer que ce bijoutier soit celui qui a fabriqué l’original. Albert habitait dans l’ Essonne, il est peu probable qu’il soit passé par ce bijoutier. Imaginons que si. Cet orfèvre est le meilleur de France. Il a même gardé le dessin original du Mille Feux. Dans ce cas, il est évident qu’il va trouver cette commande d’une imitation semblable à l’original pour le moins louche. Il contactera RM pour avoir une explication. Le plan tombe à l’eau.

    Si la commande concerne une qualité moyenne voire médiocre : partir d’un dessin approximatif, remplacer l’or et les pierres précieuses par du cuivre et de la verroterie, RM verra tout de suite que c’est une imitation, elle connaît son Mille feux par cœur (brillance, poids, forme…). Là encore le plan tombe à l’eau.

    Question subsidiaire : pendant combien de temps RM doit croire que c’est un vrai ? A mon avis le plus longtemps possible, le temps qu’Heinrich disparaisse et se fasse oublier.

    Se pose le problème aussi de l’écoulement du Mille Feux. C’est un bijou tellement  fameux, il est connu mondialement. Il a été reproduit sur des quantités de magazines, bref une fois volé, comment le revendre. Car l’hypothèse retenu : Heinrich vole le bijou pour de l’argent – il se compare un peu à Arsène Lupin, son mentor, gentleman séducteur cambrioleur. Il n’en est qu’une pâle imitation…

    Voici l’hypothèse que j’ai finalement choisie, la plus cohérente à mon sens:

    Après le concert, en fin de soirée : Henrich, vous vous rendez chez un bijoutier orfèvre de Lyon, devrais-je dire un receleur et escroc, « Trésors exquis ». Vous avez un passé pour le moins trouble et quelques relations non recommandables.

    C’est l’une de vos anciennes amantes et complices, Melle Orfin, spécialiste des colliers sur mesure, des vrais comme des imitations. Sous une apparence respectable, ce commerce est en réalité une plaque tournante de trafic de bijoux vers la Suisse.

    Pour votre information, aujourd’hui Melle Orfin est à l’abri du soleil, à l’ombre d’une belle cellule, malheureusement pour elle pas dorée.

    Vous lui commandez donc une copie du Mille Feux, suffisamment réussie pour que RM ne voit pas facilement la différence avec le vrai. Il faudra simplement  remplacer l’or par un mélange de cuivre et d’étain, et les rubis par quelques fausses pierres de belle tenue.

    Vous allez fournir plus tard les éléments indispensables à Melle Orfin : des photos précises, le poids, le dessin parfait. La date ? Disons vers le 14 06, cela vous laisse un mois pour réunir les documents et un mois à l’orfèvre pour fabriquer le faux – dernière date de livraison : départ au plus tard le 12 07 pour réception le 14 7 au Castafiore.

    Votre plan : dès que vous aurez en main le vrai bijou, vous retournerez à Lyon pour lui vendre. Ce bijou tellement exceptionnel serait très compliqué à écouler. Vous faites donc appel à ce receleur lyonnais qui a un réseau bien rodé.

    Vous achetez par la même occasion quelques pierres dorées et probablement de peu de valeur pour Louise. Vous voulez vous assurer un peu plus de son aide future. Ces pierres sont à mettre dans le même colis. Vous demandez à Melle Orfin de vous les livrer à votre nom, au Castafiore. Un détail qui a son importance : ne pas mettre la flamme du bijoutier sur l’enveloppe, il ne faut pas savoir que le colis provienne du « Trésors Exquis ».

    Remarque : si l’on doit parler de personne extérieure au Castafiore, il faut nommer ce bijoutier véreux.

    Paris 15 mai : Heinrich, vous revenez dans la capitale auprès de Louise, sans même avoir pris le temps de visiter cette belle ville de Lyon. Trop pressé d’écrire un premier article : « Extraordinaire RM ». Le but : impressionner RM, Louise et Cesare par votre talent de journaliste. Ne pas perdre de temps pour couvrir les autres concerts. Entrer vite dans la troupe pour réunir les documents attendus par Melle Orfin. Vous faire aider de Louise.

    Paris 16 mai : parution de l’article dans le journal Le Comeodia. Cet fait beaucoup de bruits. Ce sera le début d’une longue série à succès.

    Entre le 16 mai et le 22 mai : Louise et Heinrich, vous passez de bons moments ensemble, visitez la Tour Eiffel le 20 mai (le toit du monde – expression retrouvée dans la lettre d’ Henrich).

    Marseille 22 mai – retour de Louise dans la troupe car son père est guéri  pour l’instant. Elle parle à RM de ce journaliste formidable. RM en discute avec Cesare. Cesare attendra le 9 juin pour prendre sa décision.

    Paris entre le 23 et le 29 mai : Henrich, vous écrivez votre prétendue lettre d’amour à Louise, sur votre vieille machine à écrire. Je doute de votre sincérité, cette lettre est tellement ampoulée. Vous pouvez tromper Louise, mais pas DUPONDT. En réalité vous n’aimez pas Louise, vous l’utilisez pour votre plan, et la quitterez dès que possible.

    Vous l’adressez à RM pour ne pas éveiller l’attention de son époux Aurélien, tellement jaloux. Dès réception, RM la donne à lire à Louise destinatrice finale, et la cache ensuite dans un tiroir de sa loge, normalement à l’abri des recherches éventuelles d’Aurélien. Henrich, vous avez donc réussi aussi à mettre dans votre poche RM, bravo.

    Toulouse 30 mai : Aurélien trouve cette lettre en fouillant dans les affaires de RM. Voilà qui va le mettre sur les dents les semaines suivantes.

    Bordeaux 8 juin – Rencontre d’Henrich et Cesare. Heinrich présente l’article « Extraordinaire RM » à Cesare qui probablement l’a déjà lu. Cesare voit l’intérêt de garder auprès de lui ce journaliste talentueux. Il saura accélérer la carrière de RM et par la même servira ses propres intérêts.

    Bordeaux 9 juin – arrivée de Henrich dans la troupe. Il emmène sa machine à écrire avec lui. Elle est usée mais il l’a connaît bien.

    Le 14 juin : Henrich a réunit les éléments pour la fabrication du faux bijou. Il les envoie à Melle Orfin.

    Nantes concert 18 juin – Le Havre concert 25 juin –

    29 juin : article de journal « Peur sur la ville »: le texte évoque des vols à répétition de bijoux à Paris dans les quartiers chics durant le mois de juin. Cela m’a inspiré l’idée du vol du Mille Feux. Mais vous n’êtes pas cet Arsène Lupin, et avez un bon alibi : vous n’êtes pas allés à Paris durant tout le mois de juin, car vous n’avez pas quitté la tournée.

    Lille – concert le 3 juillet

    Paris le 8 juillet – la troupe arrive à Paris pour préparer le dernier concert, clou de la tournée. Vous revoyez Hortense qui vous avait fixé un rendez-vous. Vous lui avouez que c’est fini entre vous. Elle vous aimait, elle décide de se suicider en se jetant du haut de la tour Eiffel. Le fait sera rapporté par un article de journal, écrit par Lucien, votre fils Ernest. J’ai écarté rapidement l’idée d’un meurtre de votre part, Heinrich, car il pleuvait ce jour là, et je vous vois mal monter au sommet tous les deux, en amoureux, la vue étant probablement limitée. De plus, comme déjà dit, vous n’avez pas le profil d’un tueur.

    Petite précision sur le rôle de Lucien dans cette enquête : votre fils vient vous voir une fois par semaine, ici au Castafiore. Il vous a parlé de cette tournée de RM, et, comme journaliste, il a tout de suite vu une possibilité de profits.  Avoir des informations et des photos sur les coulisses du spectacle, et de RM,  pour alimenter ses prochains articles, voici un sujet qui va intéresser beaucoup de lecteurs. Bien sûr personne n’est au courant, et Cesare ne le permettrait pas. Lucien donne une belle somme d’argent à son père Ernest pour qu’il s’achète un bon appareil photo. Il lui fourni d’ailleurs la documentation précise : un modèle PJ LUmen ,obturateur KAïdos,Objectif Thioberg, avec son sac de luxe (sacoche) de chez Matoirs d’Os.

    Nous retrouvons ces annotations écrites par Ernest sur une publicité pour une marque bien connue de Cognac : Baron Otard. L’intérêt de ce message réside dans la façon qu’a Ernest pour prendre ses notes. Les 2 premières lettres de chaque mot. En majuscule pour un nom ou prénom. Cela m’a permis de déchiffrer les deux autres messages retrouvés sur d’autres articles de journaux.  Nous en reparlerons le moment venu.

    Nous voici arrivé à la fameuse journée du 14 07 que je déroulerai chronologiquement comme promis, dès que j’aurai le gosier un peu moins sec… Ernest, s’il te plait….

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 années et 9 mois par DUPONDT.
    en réponse à : LES DUPONDT N'ONT PAS DIT LEUR DERNIER MOT #2086
    DUPONDT
    Participant

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    Exposé 3

    (J’ai écrit en caractères gras ce qui n’est pas dans le dossier de Colin, et imaginé pour remplir les « blancs » dont parle Pascal).

    Mes amis, nous allons pouvoir poursuivre cette petite réunion après cette interruption. J’espère que vous avez pris quelques forces car je vais évoquer à ce stade de l’enquête l’aspect chronologique des évènements, ce qui est hélas rébarbatif, mais nécessaire.

    J’évoquerai quelques dates pour la période précédant le 14 juillet 1914. Ensuite, pour cette fameuse journée, je serai obligé d’en détailler le déroulement minute par minute.  Je ferai parfois référence à des éléments du dossier établi par Colin.

    Avant 1911 : RM côtoie Aurélien depuis l’enfance.

    1911 – Décès d’Albert Blanche, mari de RM. Meilleur ami de Cesare. C’est lui qui a acheté le mille feux à RM. Il fréquente la famille d’Aurélien de Chanteloup, c’est-à-dire le pianiste virtuose ici présent.

    J’ai réussi à me procurer quelques éléments du dossier grâce à des relations personnelles. Je n’en dirai pas plus à ce sujet.

    La famille Blanche habite le célèbre château de Chamarande, situé à 40 kilomètres de Paris dans l’Essonne. Ils emploient une domestique de 18 ans, Louise, qui habite elle aussi Chamarande. Aurélien a déjà une forte attirance pour Louise. Il vient souvent dans ce château avec ses parents.

    Albert est retrouvé mort, gisant au milieu de son sang, après être tombé et empalé sur un grand couteau de cuisine. Accident ou meurtre? L’affaire est vite enterrée. Pourquoi? Probablement pour ne pas porter préjudice à RM qui a déjà des appuis hauts placés.

    Car Albert est aussi un coureur de jupon qui aime la chair fraîche, pardonnez moi l’expression. On a conclu à un simple accident. Ce jour là étaient présent au château Cesare, Louise et RM. Albert fait des avances à Louise, déjà très désirable. Louise veut éviter son étreinte, elle le griffe au visage, s’empare d’un couteau et le menace. Albert arrache le couteau. Louise appelle au secours. Arrivent Cesare et RM. En voyant la scène RM crie de toutes ses forces. Elle bouscule violemment Albert, s’accroche à lui, déchire ses vêtements. Cesare, présent, veut les séparer. Il pousse Albert qui se prend les pieds dans le tapis, trébuche et tombe lourdement sur le couteau au milieu de la cuisine.

    Durant toutes ces années RM aura cette  image en tête, se refermera sur elle-même, se sentira coupable de la mort de son mari et refusera toutes les avances des autres hommes nombreux à lui faire la cour. Elle prendra Louise dans la troupe pour la protéger, et parce qu’elle se sent un peu coupable des agissements de son mari. Elle veut aussi garder Louise près d’elle pour éviter qu’elle ne parle  de cet accident. RM a probablement eu l’idée du mariage futur avec Aurélien, elle conserve ainsi tout ce petit monde sous la main.

    Dans sa lettre d’amour rédigée le 14 7 1914, Cesare lui explique que le temps est passé depuis, qu’elle ne doit plus se sentir responsable et qu’ils doivent tous les deux tourner la page. C’était un accident.

    1912 – Louise rejoint la troupe à 19 ans.

    1913 Arrivée de Henrich à Paris- Année probable du mariage de Louise avec Aurélien. Louise, vous voulez pouvoir rester à côté de RM. En épousant le pianiste virtuose, vous êtes certaine de conserver votre place d’assistante auprès de RM. Vous cherchez à apprendre d’elle pour voler de vos propres ailes plus tard. Effectivement vous jouez parfaitement le rôle de la jeune fille fragile émotionnellement mais vous êtes plein de ressources, derrière cette façade se cache une volonté de fer et une ambition démesurée. J’ai dit tout à l’heure que vous étiez fragile, j’entendais pas assez forte physiquement pour déséquilibrer Charles qui pèse 66 kg. Pour Aurélien, d’un caractère difficile, c’est une chance de séduire une telle femme. Il l’aime d’amour véritable, mais devient très vite malade de jalousie. Il s’est souvent battu contre des hommes qu’il supposait courtiser sa femme.

    Reims 29 avril 1914 – Début de la tournée RM chante…

    Paris 29 avril – Henrich, comme journaliste allemand réputé du Comoedia, vous préparez un article sur les grands magasins de Paris. Vous rencontrez à cette occasion une jeune vendeuse Hortense Debaisieux que vous séduisez facilement car vous êtes jeune, intelligent, bien fait de votre personne et vous savez parler aux femmes. Bref, Casanova n’a qu’à bien se tenir.

    Dijon 6 mai – Louise, vous quittez la troupe pour vous rendre à Paris. Vous voulez vous occuper de votre père malade dont vous vous sentez très proche. Vous avez déjà perdu votre mère lorsque vous étiez très jeune.

    Le fantôme du Père-Lachaise : 7 mai et 13 mai. Cet article de journal divertissant à lire prouve que le fils d’Ernest a du talent.

    Paris13 mai : Vous vous rendez à la Sainte Chapelle prier pour la guérison de votre père et brûler un cierge. Henrich, qui prépare un article sur les beaux monuments parisiens vous remarque et tombe sous le charme, vous êtes jeune, belle et touchante. Au départ, vous ne serez qu’une nouvelle prise à inscrire sur son tableau de chasse.

    Heinrich, vous savez parler aux femmes, mais vous savez aussi faire parler les femmes.

    Rapidement Louise se confie à vous : son travail d’assistante de RM, les tournées, les toilettes, le luxe et surtout les bijoux, dont le mille feux, collier d’une valeur inestimable. Vous analysez rapidement Louise : jeune femme naïve, fille de la campagne, intelligente, psychologiquement fragile. Ce qui motive Louise : apprendre le maximum de RM pour pouvoir un jour lui ressembler. Elle est même allé jusqu’à épouser le pianiste (elle ne l’aime pas) pour rester près de Rose Marie et apprendre d’elle. Vous lui promettez un succès rapide et vertigineux. Voler de ses propres ailes, soit, mais pour cela il faut de l’argent et une sacrée dose de témérité. Heinrich lui apporte les deux. Heinrich, vous réussissez l’exploit de mettre dans la tête de Louise l’idée du vol  du mille feux, « ce terrible projet aux allures de fabuleuse aventure », phrase que nous pouvons retrouver dans la lettre enflammée et tellement peu sincère que vous envoyez à Louise. Cette lettre tapée à la machine pour que personne ne puisse reconnaître votre écriture. Mais ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est la dernière phrase de cette lettre, « madame l’aventurière ». Vous êtes le seul à avoir utilisé cette expression lors de votre déposition, « Louise aventurière des temps modernes ».

    Lyon 14 mai : Henrich, vous allez assister au concert de Lyon dans l’après-midi. Succès. Vous pressentez l’intérêt de couvrir cette tournée d’un point de vue journalistique. Enormes tirages en perspective. De plus en étant au sein de la troupe, vous aurez l’œil sur les habitudes des uns et des autres et pourrez monter un plan pour voler le fameux bijou…

    en réponse à : LES DUPONDT N'ONT PAS DIT LEUR DERNIER MOT #2085
    DUPONDT
    Participant

    Exposé 2

    Permettez moi de m’absenter un instant pour un besoin naturel. DUPONDT n’est pas seulement une machine à résoudre les mystères, que diable ! …

    Merci d’être venu M Jasmin. Vous êtes un peu en avance à mon rendez-vous. Peu importe. Derechef, je vous pose une question précise dont la réponse  aura une importance fondamentale pour la suite de cette enquête.

    Sachez que ce n’est pour moi qu’une simple confirmation de ce que je sais déjà. Mais les personnes de cette pièce ont besoin de l’entendre de votre bouche.

    Qui vous a appelé du Castafiore le matin du 14, et qu’elle était le contenu de la l’appel ?

    « Je m’en souviens très bien, c’était comme d’habitude un appel d’Ernest, vers 7h15. C’était tôt, mais le jour du 14 juillet nous avons beaucoup de bouquets à faire pour les commémorations et nous étions déjà ouvert.

     J’ai bien reconnu sa voix. Il appelle la boutique car il y a régulièrement des fleurs à livrer pour des commandes d’admirateurs d’artistes. Cette fois 36 roses, 18 roses jaunes et 18 de couleurs roses, je m’en souviens très bien car ce n’est pas habituel. Je préparais la commande lorsqu’une personne que je ne connaissais pas  s’est présentée au magasin. Elle  m’a dit venir de la part d’Ernest qui avait changé d’avis et  qu’il fallait préparer et livrer 36 roses rouges. Comme il payait, j’ai accepté, et un commis a porté le bouquet, à pied, puisque la boutique est juste à l’angle de la rue. Avec Ernest il semble qu’il y ait eu un petit différent, car il a soutenu  que nous nous étions trompé dans la commande. Mais il était trop tard pour changer, nous avions beaucoup de travail, et la commande était payée. »

    Merci pour votre collaboration, M Jasmin, mais voyez-vous je préfère que vous nous disiez la vérité. Un faux témoignage sur cette affaire pourrait vous attirer beaucoup d’ennui!

    « Je suis désolé, mais je ne voulais pas attirer d’ennuis à Ernest. Il a déjà une réputation peu flatteuse dans le quartier. Je fais parti de ses quelques fréquentations, nous sommes devenus un peu amis. Il m’a bien commandé au téléphone 36 roses rouges; il paraissait mal réveillé, peu être déjà dans le flou. C’est un concierge de l’Elysée qui est venu payer la note vers 7h30. C’était avant de partir le livrer. La suite correspond à ma 1<sup>ère</sup> déposition. Excuse moi Ernest ».

    Merci M Jasmin, j’en ai terminé avec vous. Ernest vous pouvez  raccompagner votre ami et ne vous perdez pas en chemin, nous vous attendons pour poursuivre!

    Avant de prendre en compte ce témoignage dans le déroulé chronologique précis de cette journée qui aboutira immanquablement à la solution que vous attendez tous, je préfère en terminer avec l’étude de la  piste espionnage et  meurtre prémédité. Mais par qui ?

    Par le Président Poincaré lui-même qui aurait donné des ordres dans ce sens ? Ce serait trop risqué, il y a tellement de témoins de cette affaire. Il l’aurait fait exécuté dans un endroit beaucoup plus discret. Cette hypothèse ne tient pas la route une seconde.

     

    A part le Président, qui d’autre pouvait avoir intérêt à  tuer Charles pour l’empêcher d’accomplir sa mission? Bien sûr il n’a pas été très discret à ce sujet et tout le petit monde du Castafiore devait être au courant de son départ pour Berlin. Il était si enthousiaste qu’il l’a presque crié sur les toits.

    Vous étiez le principal suspect Heinrich, de part vos origines et métier, journaliste allemand, mais justement trop suspect à mon avis ! Joueur certainement, séducteur, intelligent, voire brillant, manipulateur oui, mais ni espion, ni meurtrier. Pour vous, je vous ai pressenti dans un autre rôle, beaucoup plus élégant mais certes moins recommandable, dont nous reparlerons plus tard.

    De même toutes les autres personnes assises dans cette pièce ne présentent pas les caractéristiques  propres à un meurtrier,  déterminé,  susceptible d’accomplir froidement un assassinat, et il est difficile de trouver un motif valable. Cesare, votre personnalité proche de celle du serpent, selon certains dires, pouvait me faire hésiter. Mais au moment du décès, vous avez un alibi. Vous êtes en effet sur la scène en conversation avec RM. Elle le confirmera sans problème dans sa déposition. Aurélien, vous êtes violent, vous avez un casier judiciaire déjà bien rempli, et sans l’aide de RM qui a réussi à plusieurs reprises à étouffer vos dérapages, vous seriez probablement sous les verrous. Violent certes, mais pas meurtrier. Ernest, en dehors d’un goût immodéré de la boisson qui vous joue parfois des tours, vous travaillez ici depuis l’âge de 12 ans,  et à part quelques broutilles liées à votre alcoolisme, vous êtes irréprochable. Vous n’avez aucun motif pour justifier le meurtre de Charles, devenu en quelque sorte votre ami, fournisseur de bonnes bouteilles, et complice dans le stratagème du « piège à dames ». J’exclue bien sûr RM qui se trouvait sur la scène au moment de l’incident qui allait coûter la vie à Charles, et Louise, brillante, naïve, très charmante, mais bien trop fragile pour tenir ce rôle de tueuse. Cela ne cadre pas avec votre personnalité.

    Reste l’hypothèse d’une personne extérieure au Castafiore qui aurait pu commettre cet assassinat.

    A ce sujet, malgré toutes mes tentatives, je n’ai pas réussi à obtenir la déposition du chauffeur personnel du Président, ce qui aurait pu confirmer ma thèse. J’ai donc imaginé le déroulement de ses faits et gestes :

    8h50 : La voiture arrive au Castafiore. Pour raison de discrétion, Charles demande au chauffeur de se garer une rue plus loin, les journalistes sont tellement à l’affût d’évènements sensationnels et de possibles scandales. Remarque : c’est bien dommage, car en se garant le long de la rue qui donne sur les coulisses, nous aurions un témoin visuel de choix pour valider les entrées-sorties de personnes venant de l’extérieur, dont bien sûr le fleuriste et le postier.

    Avant de partir à pied sur le trottoir rejoindre RM, Charles dit au chauffeur de bien veiller à la valise diplomatique. Point essentiel pour la suite de mon propos : il l’a laisse bien entendu dans la voiture pour ne pas s’en encombrer au théâtre. Et puis, ce serait dommage de l’oublier ou de se la faire voler, on ne sait jamais! Charles devait être de retour d’ici 30 minutes environ.

    Ma conclusion, Colin. Je pense que vous avez remué ciel et terre pour chercher une valise qui était restée finalement dans la voiture! Vos nombreuses notes prises à ce sujet dans votre dossier prouve que vous aviez vous aussi un gros doute. Ce qui corrobore cette version, c’est que seule Louise a vu cette valise, témoignage validé sur le bout des lèvres par RM, mais qui finalement ne sait plus trop, se rétracte presque. Un faux témoignage dans une affaire de cette importance pourrait se retourner contre elle et mettre un terme à sa carrière.

    Poursuivons avec l’emploi du temps du chauffeur : les minutes passent et Charles n’est toujours pas de retour. Combien de temps aura duré son attente dans la voiture, peut importe, peut-être une vingtaine de minutes,  il finit par s’inquiéter, se rend au Castorette où les policiers lui expliquent le décès de Charles. Il décide alors de retourner immédiatement à l’Elysée, avec la valise diplomatique dans le véhicule qu’il remet à R Poincaré. Le président, comprends qu’il vient de perdre inopinément son principal ambassadeur pour la paix. Lui qui était déjà très réticent pour cette initiative de paix, change d’avis, il faut oublier cette affaire, dire à son chauffeur personnel de se taire, top secret défense, et ordonne donc le silence total sur l’existence et le contenu de cette valise. Colin, vous avez l’ordre de classer cette affaire rapidement, n’est ce pas?

    Je réfute l’existence de cet étranger venant de l’extérieur, passant par l’entrée des coulisses, évitant de se faire voir, notamment par Ernest qui va et vient dans ce théâtre, cet étranger se cachant peut-être dans les bureaux à l’étage, bénéficiant de la présence nécessaire d’un complice de l’intérieur, parmi la troupe. J’ai pu penser à Ernest comme complice, mais compte tenu de sa personnalité déjà décrite, je le vois très mal dans ce rôle.

    Il fallait aussi une clef pour entrer depuis l’extérieur, il fallait pouvoir sortir du théâtre incognito. Bref, beaucoup de difficultés à résoudre qui nous entraînaient vers des pistes de plus en plus hasardeuses. D’autant plus, bien évidemment, que la solution est tellement plus simple lorsqu’on a déjà tous les acteurs de cette histoire réunis ici, dans cette salle, en ce moment.

    Je précise que de son côté, RM est restée sur la scène pendant tout l’intervalle horaire qui nous intéresse, et qu’elle pouvait voir la porte qui donne sur l’extérieur, côté salle de spectacle. Elle n’a pas signalé avoir vu une personne s’introduire de ce côté. Je n’ai aucune raison pour mettre en doute sa parole.

    Ernest, peux-tu nous resservir de ce cognac? Mes amis, je crains que l’exposé de la solution soit plus long que prévu initialement. Tout est dans ma tête, là, mais il faut pouvoir vous restituer le déroulement précis, remettre dans le bon ordre et en perspective chacun des éléments fournis dans ce dossier. C’est pourquoi, je vous laisse vous détendre, prenez une pause. Je précise que Colin a laissé un agent devant chaque entrée de ce théâtre, et oui, c’est une de ses habitudes, laisser des agents de ci, de là…

    Retrouvons-nous donc ici à…précise.

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2076
    DUPONDT
    Participant

    Bonjour mes amis

    Nous savons que vous êtes nombreux à suivre cette rubrique et vous en remercions.

    Dans notre dernier travail déductif, nous avions abouti à une « négligence » de l’auteur, le bien nommé Pascal. Nous avions donc vu juste. Il explique très en détail son erreur, ce qui est fair play.

    Plus nous avançons, plus nous nous apercevons qu’il y a plusieurs solutions plausibles à cette énigme, la part laissée  à notre imagination étant très importante. Attention bien entendu de proposer du vraisemblable compte tenu des informations mises à notre disposition.

    C’est là l’intérêt à notre sens de ce livre, car nous devenons nous même auteurs associés en quelque sorte en participant bien modestement au scénario. Nous adorons.

    Le lourd travail des créateurs va être finalement de vérifier les solutions proposées et d’y trouver les incohérences. Je ne suis pas certain qu’ils aient anticipé autant de possibilités. En poussant à l’extrême, au regard de tous ces commentaires, la solution originelle est-elle toujours d’actualité? (clin d’oeil)

    Par exemple, il est finalement dommageable que Pascal se soit exprimé aujourd’hui sur le bug de la machine à écrire, car la nuit aidant, les neurones au repos, entre la biscotte beurrée et les corn-flakes glyphosatés,  nous avions trouvé une possibilité rationnelle pour qu’effectivement les 2 textes soient frappés sur la même machine, sans que cela nuise à l’enquête. Nous vous en dirons plus lors de la présentation complète et définitive de notre solution que nous devrions proposer avant la fin de cette semaine. Peut-être nous adjoindrons, si nous sommes courageux,  quelques  variantes possibles. Cette solution sera proposée sur une nouvelle rubrique intitulée « LES DUPONDT N’AVAIENT PAS DIT LEUR DERNIER MOT ».

    NB : J’espère que vous serrez nombreux à nous faire part de votre propre solution, cela ajoutera du piment à l’affaire.

    Vos dévoués

    DUPONDT

     

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2068
    DUPONDT
    Participant

    La machine à écrire :

    je pencherai quand même pour une « négligence » de l’auteur. Tous les textes rédigés par Colin sont tapés sur une même machine, dans la même police de caractère.

    Pour différentier les textes du légiste et de Henrich, il se peut que l’auteur Pascal ait utilisé une seule vraie vieille machine à écrire.

    Par ailleurs, pour moi le rapport est irréprochable et émane bien d’un légiste. Sinon, je ne répond plus de rien, et l’enquête serait à reprendre à zéro : un faux rapport, un faux légiste, et tout devient possible.

    DUPONDT

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2067
    DUPONDT
    Participant

    Re bonsoir

    tu écris : « Pourquoi se limiter à un accident d’ordre passionnel et pas à une affaire d’espionnage si tu pense que c’est une espionne ? Je ne comprends pas ton raisonnement: si tu penses que c’est une espionne faudrait peut-etre creuser, non ? 😉

    Je pense que l’accident est provoqué par Aurélien le savateux (amour passion pour Louise), et, même si nous nageons en pleine barbouzerie, nous n’avons pas affaire à un meurtre délibéré ayant un rapport avec une valise diplomatique et des documents secrets.

    En ce qui concerne la machine à écrire, la coïncidence est effectivement impossible. Il est vrai que certaines lettres (comme le v par exemple) prouvent que les 2 textes ont été écrits sur la même machine. Nous avions pensé plutôt à une négligence de l’auteur, mais je vais aller finalement  dans ton sens:  il va falloir creuser de notre côté ce nouvel élément.

    A bientôt

    DUPONDT

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2064
    DUPONDT
    Participant

    Bonjour Sam13 et Albatur

    Il semblerait que nous ne sommes que 3 sur ce post à réagir.

    Tu écris : « Il y a plein d’hypothèses possibles pour cette histoire de roses rouges, mais je vois mal Césare changer la couleur des fleurs pour éliminer un rival. Outre que je doute de l’efficacité d’une telle démarche, ça serait très puéril de sa part et ça ne colle pas à l’idée que je me fais (peut-être à tort c’est vrai… ) du personnage.

    Mais bon, admettons. Il est vrai que Charles ne vient pas vraiment à l’improviste. »…

    Nous avions répondu ci-dessus (post du 10/9) et sommes ok sur le 1er point:

    1 – rappel : « 2ème hypothèse.

    leglise appelle le fleuriste. A peine réveillé, un peu éméché dès le matin, il oublie de préciser la couleur des fleurs. De plus il a appris l’espagnol dans son enfance et ro / ja signifie rouge. Bref arrivent les fleurs, il s’aperçoit de son erreur mais c’est trop tard. » : Cesare ne change donc pas la couleur des fleurs, mais découvre le bouquet en entrant dans la loge.

    2 -Au sujet du caractère improviste de la visite: nous pensons que la visite de Charles était prévisible ce 14 juillet, mais pas le matin, c’était en dehors de ses habitudes. Il venait plutôt le soir après le concert. D’ailleurs cette arrivée matinale pendant la répétition  semble étonner toute la troupe Je ne crois pas qu’il ait cuisiné Leglise, car il n’avait, à notre sens,  aucune raison de le faire, du fait qu’il pensait que naturellement Charles serait venu le soir comme d’habitude.

    Nous restons sur notre position.

    3 -Sur ta proposition de 2 bouquets,  intéressant, mais malheureusement nous ne voyons pas les 36 roses jaunes dans le salon, tout au plus une dizaine. Nous ne te suivons pas sur cette voie.

    4- Dans un prochain post, nous verrons un élément de l’enquête non encore abordé ici : les relations entre Cesare et son frère italien très « encombrant ».

    5- sur la suite à donner après le 14/7, nous nous sommes peut-être fourvoyé en ayant annoncé le mariage de Cesare et RM. Cela a fait rigoler Pascal. C’est peut-être un indice.

    Nous proposons alors : Charles a eu le temps de présenter à RM le vrai caractère de Césare, c’est à dire très intéressé (il a utilisé RM pour ses propres ambitions politiques), froid et calculateur. RM décide de continuer sa carrière sans lui. De son côté Cesare avait prévu de tenter sa chance en politique avec son fichier de personnalités au sommet.

    A vous lire

    DUPONDT

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2056
    DUPONDT
    Participant

    A nos confrères détectives

    Comme promis quelques informations nouvelles que nous avons la faiblesse de croire pertinentes. Essayons de ranimer vos neurones un peu atones en cette fin d’été pluvieux.

    Un premier point qu’il fallait éclaircir définitivement : le papier déchiré dans la main de Charles que les policiers ont pris en photo.

    Nous devons avouer humblement la fausseté de notre déduction précédente : Charles n’a pas pu prendre le document du fait de sa tétraplégie, certes, mais aussi de la position de sa main droite. Même s’il avait pu bouger, il aurait dû se retourner pour le saisir, ce qui est du coup impossible.

    Donc 2 possibilités :

    1-quelqu’un lui a mis volontairement avant la fermeture de la loge

    2- quelqu’un est revenu dans la loge une fois vide à l’aide de la clef suspendue dans l’étagère. Cette solution nous amène très loin dans l’enquête et nous oblige à intégrer l’existence d’une autre personne venant de l’extérieur et cachée (bureaux?) . Solution écartée .

    1ere hypothèse que nous retenons : seul Henrich pouvait facilement glisser ce papier dans la main. Il est le dernier sorti de la loge, et les autres personnages sont occupés à ce moment (Cesare avec RM, Aurélien avec Louise, et leglise avec son appareil photo). Oui, mais pourquoi?

    Il faut alors examiner la relation entre Cesare et Henrich. Cesare utilise les compétences journalistiques d’henrich, mais manifestement il ne l’aime pas, et même s’en méfie. Il sait qu’henrich est un séducteur redoutable et pourrait être un sérieux concurrent pour lui vis à vis de RM. Il oriente donc les soupçons du policier vers le jeune Henrich impétueux, pris par le démon du jeu et qui pourrait devenir dangereux dans certaines occasions.

    De son côté, Henrich sait qu’il est le suspect numéro 1 du fait de sa nationalité allemande. De plus il se trouve fragilisé par l’histoire du vol raté du collier qui pourrait le confondre si Louise le trahissait. Donc il doit naturellement diriger le policier vers une autre piste, celle de Cesare parait évidente :  à qui profite le crime (ou l’accident) : sinon à Cesare  et RM au vue du buzz médiatique que va provoquer cet évènement. D’ailleurs Cesare ne l’aurait-il pas tué lui-même ? Henrich souhaite semer le doute dans l’esprit du policier.

    Donc lorsque Henrich se trouve près du corps de Charles, il a vite aperçu ce bout de lettre, a reconnu l’écriture de Cesare et a pensé (à tort) que c’est Charles qui l’avait déchirée. En mettant ce papier dans la main de Charles, il ajoute une nouvelle couche de soupçon contre cesare en mettant en évidence l’ animosité réciproque entre les 2 hommes. La thèse de l’accident ou du meurtre par Cesare, homme jaloux, froid, amoureux fou de RM, prêt à tout pour éliminer un compétiteur sérieux et devenu encombrant, est alors possible.

     

    2ème point : qui est vraiment RM ?

    Il semble que le scénario ait puisé quelques éléments dans l’histoire de France de cette période d’avant guerre: notamment concernant un personnage célèbre, Mata Hari, surnommée elle aussi l’aventurière, espionne et contre espionne, agent double, qui a travaillé pour le gouvernement français mais aussi allemand, qui a séduit quantités d’officiers de part et d’autres.

    Dans notre enquête, RM a toute les faveurs de R Poincaré qui cède à tous ses caprices. Il est possible qu’elle l’ait même séduite et qu’elle le tienne de ce fait.

    De même, il ressort que c’est Charles qui est à son service (il signe votre aigle dévoué) et non RM qui serait sous sa coupe. L’aigle car il la protège, elle, le rossignol (quelques cages dorées aussi sur l’étagère pour évoquer les volatiles)  . Charles doit lui donner pas mal d’informations et renseignements d’ordre confidentiels qui lui font dire par exemple: « ils sont fous en haut lieu ! »

    Dons nous pouvons conclure que RM est une espionne au service de R Poincaré. Mais attention, notre enquête doit se limiter à un accident d’ordre passionnel et non à une affaire d’espionnage.

    Autres éléments :

    1ER rabat du livre : elle l’invite au concert, espérant avoir des renseignements sur la suite que compte donner le gouvernement français aux menaces de guerre.

    Elle le voit au castafiore : elle est heureuse qu’il soit venu, car il a une solution plausible pour stopper l’escalade vers la guerre, elle s’est peut-être même promise à lui en cas de succès.

    2ème rabbat : la promesse qu’elle a faite à Charles : continuer à oeuvrer pour la paix, même après la mort de Charles.

    NB : petite précision sur notre analyse du 10/09 :  « la couleur des roses »:

    lorsque Cesare rentre dans la loge, c’est Leglise qui lui dit  que le bouquet rouge provient de Charles – Nous avions pensé que Cesare l’avait simplement deviné.

    A bientôt pour de nouveaux éclaircissements.

    DUPONDT

     

     

     

     

     

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2055
    DUPONDT
    Participant

    Bonjour mes amis,

    Cette pluie qui n’en finie pas nous bloque sur le divan et nous invite à nous concentrer sur les derniers arguments. Nous devons réorienter certains points.

    a- le papier dans la main : le médecin légiste aurait commis une petite erreur de diagnostic, erreur involontaire. Avec une tétraplégie médullaire haute, le mouvement est possible (lu sur des sites spécialisés). Laissons de côté ce point pour l’instant.

    b-pour louise, ton argument se tient, je m’incline, laissons de côté le coup d’oeil de Louise mal interprété par Charles.

    Maintenant avançons sur le point de la couleur des fleurs qui est un élément essentiel de l’enquête.

    Mais pourquoi notre confrère Colin ne parle pas d’interroger ce fleuriste???? Ce serait un moyen de savoir qui a commandé les fleurs, qui les a décommandé, qui les a payé, qui les a réceptionné? A sa place, je le convoquerais immédiatement! Mettons ça sur le compte d’un oubli de Colin (ou plutôt d’un aspect volontaire de Pascal pour compliquer le tout, comme il le fait d’ailleurs avec le chauffeur de la voiture, qui aura en temps voulu notre propre analyse)

    LA COULEUR DES ROSES :

    1ère hypothèse : Cesare entends Leglise commander les fleurs (il n’a pas lu le message sur l’article de presse affiché car il aurait pu aussi comprendre que Charles avait prévu d’arriver au Castafiore dans la matinée. Or le point fondamental : CESARE découvre que Charles est au Castafiore lorsqu’il entend des bruits de voix des coulisses « et ça se prétend fleuriste ». il comprend dès ce moment 9h12/9h14 que le lettre qu’il est en train d’écrire n’a plus aucun sens, puisque l’erreur de couleur sera reporté sur le fleuriste et non sur Charles. De plus, Leglise aurait pu à tout moment expliquer à RM que Charles avait bien choisi des roses jaunes et roses, donc qu’il connaissait bien RM et son aversion pour le rouge.

    Dans cette hypothèse, Cesare vole le trousseau + clef de la loge, va chez le fleuriste, commande des roses rouges, le paye , revient au Castafiore avec les clefs. Mais alors il est tellement simple d’interroger le fleuriste plus tard et de s’apercevoir du stratagème. Cette hypothèse n’a pas notre préférence.

     

    2ème hypothèse.

    leglise appelle le fleuriste. A peine réveillé, un peu éméché dès le matin, il oublie de préciser la couleur des fleurs.  De plus il a appris l’espagnol dans son enfance et ro / ja signifie rouge. Bref arrivent les fleurs, il s’aperçoit de son erreur mais c’est trop tard.

    8h55 Charles arrive comme prévu, Leglise lui avoue la vérité car ils sont devenus très complices depuis ce dernier mois.

    Charles a une faculté de réaction, d’adaptation, et il tire rapidement profit de cette erreur : après la réponse positive de RM à mon élan amoureux, 36 roses rouges c’est encore mieux pour avouer mon amour passion (voir signification du langage des fleurs). Leglise est soulagé car il ne se fait pas trop grondé, il en est même un peu surpris. Bonne aubaine pour Charles qui se dirige vers la loge pour mettre sa petite carte. Comme il a prévu de revoir RM, il lui expliquera l’erreur du fleuriste mais que c’est finalement mieux ainsi.

    Pendant ce temps cesare est entré dans la loge,  a vu le bouquet rouge, devine que cela vient de Charles et décide d’écrire une lettre à RM pour avouer son amour et discréditer Charles à ses yeux. La lettre n’est pas préméditée au départ!

    9h12/9h13 : il entend l’exclamation de Charles au sujet du fleuriste. « Mince, la lettre que je suis en train d’écrire n’a plus aucun sens, Charles présent cela change tout, il pourra expliquer l’erreur du fleuriste et se disculpera au yeux des autres. »

    Patatra, enfer et damnation! Il déchire lui même sa lettre et la met à la poubelle. D’ailleurs, il ne l’a pas terminé, il manque au moins la ponctuation finale : le point.

    Pourquoi Charles crie t il ? Pour que le maximum de personnes entendent bien que c’est le fleuriste qui a fait l’erreur et non Leglise ( il rend service à leglise – son associé, il pourra en avoir encore besoin plus tard).

    9h17 : Charles entre dans la loge, tombe sur Louise qui vient  de découvrir que le coffre est vide et a eu le temps de le refermer, arrivée d’Aurélien …Quiproquo. Voir déroulement ci-dessus.

    Attention : une nouvelle hypothèse qui ne change pas la fin de l’histoire mais le déroulé : CESARE LE PRUDENT.

    Cesare joue aux cartes avec Henrich. Il voit le papier d’emballage dans la poubelle, quelques pierres dorées que Henrich a oublié de cacher. Son sang ne fait qu’un tour : « mais si henrich pour qui je n’ai qu’une confiance modérée (c’est un joueur flambeur et qui n’ a peur de rien) volait le mille feux. Le coup de l’avoir amené ici pour l’annonce de la fermeture du Castafiore : c’est bon pour nos affaires, puisque toute la clique de journalistes va courir au Castafiore pour couvrir l’évènement. Pub assurée, salle comble, pousser les chaises et les tables, tout le monde debout, hystérie collective…). Par contre, vol du bijou : très mauvais pour les finances et le moral de RM. On ne sait jamais, je vais aller mettre le bijou en lieu sûr. »

    Cesare rentre dans la loge, s’enferme à clef, commence par prendre le bijou (gants utilisés éventuellement?) et le place sur le mannequin dans l’étagère. Il pense avoir tout le temps de la récupérer plus tard (il ne prévoit pas la mort de Charles qui va bouleverser son plan). RM lui a confié le code. Ensuite il s’attable pour écrire sa lettre à RM.

    Après avoir déchiré sa lettre il retourne voir RM sur la scène et lui explique qu’il a déplacé le bijou, et lui avoue son amour. Il ne lui parle pas de la couleur des fleurs.

    Suite de cette hypothèse :

    A l’ouverture du coffre ; le bijou n’y est plus, mais RM ne bronche pas.

    Le pourquoi de la colère de RM :

    contre Louise qui n’a pas réussi à convaincre Henrich de se rendre avec elle dans la loge pour subir à la place de Charles la colère d’Aurélien

    contre Aurélien : qui a poussé Charles un peu violemment

    contre Cesare : pour avoir mis le bijou sur un endroit devenu inaccessible du fait de la présence d’un policier.

    contre Leglise: sans l’erreur de couleur des roses, Charles ne serait peut-être pas entré dans la loge.

    Elle devra chanter avec le faux que Louise a gardé autour du cou!!

    Nous espérons avoir fait progresser cette enquête qui, je vous le concède, nous donne un peu de fil à retordre.

    DUPONDT

     

     

     

     

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2053
    DUPONDT
    Participant

    Chers confrères détectives :

    Ce temps maussade nous incite à nous installer confortablement dans nos fauteuils, et à poursuivre notre enquête.

    Comme promis, nos faisons suite à vos arguments  et y répondons :

    1-La paraplégie correspond à une lésion de la moelle épinière au niveau du thorax ou des lombaires, la tétraplégie au niveau des cervicales. Donc Charles n’ a pas de paralysie de membres. Donc nous conservons l’idée qu’il ait pu prendre le bout de lettre dans la main droite, une fois seul dans la loge, par réflexe émotionnel.

    2- sinon cela supposerait :

    a- que ce soit Henrich le dernier sorti de la loge qui ait placé ce bout de lettre dans la main, mais pourquoi?

    b- qu’une autre personne venant de l’extérieur se soit cachée dans les bureaux (cesare ou un autre lui aurait ouvert et enfermé avec le double des clefs du Castafiore), se soit rendue dans la loge grâce au double de la clef posée bien en vue sur l’étagère, au moment du signal de RM (son cri très fort pour l’alerter), ait mis le bout de papier dans la main de Charles, ait emporté la valise … fausse piste mes amis!

    Explication de la photo déchirée : nous avons en main le dossier complet et précis du détective Colin pour qui  nous devons avoir un respect profond et une confiance absolue. Qui à par lui aurait enlevé cette photo en la déchirant, foutu scotch? fausse piste la encore : elle était simplement mal placée dans son dossier, il voulait la mettre avec les annexes, l’abime en enlevant le scotch et demande à Leglise d’en retirer une.

    Pour finir de répondre à notre confrère Sam13, Charles s’intéresse effectivement qu’aux célibataires, mais qui pourrait résister à cette très charmante Louise, femme mal mariée? Et puis ça ne lui coûte rien, à priori, (sauf la vie- ça ce n’était pas prévu) d’aller la rencontrer dans la loge.

    Nous vous laissons à vos analyses et vous souhaitons un bon week-end!

    DUPONDT

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2049
    DUPONDT
    Participant

    Sacré Pascal, tu nous renvois poliment dans nos cordes, notre solution est aboutie, mais ce n’est pas la bonne. C’est une offense à notre sens de la déduction, notre honneur est atteint.

    Bref nous perdons la première manche, mais ne nous avouons pas vaincu. Il en faut plus pour nous abattre!

    Albatur s’accroche le bougre, il possède indéniablement bon nombre de qualités propre au détective amateur ,mais  il manque parfois de discernement : la fameuse question est la numéro 9, c’est à dire quel est le rôle exact de RM?

    Après avoir mis de nouveau  nos petites neurones sur le feu, certains points laissés de côté  paraissent effectivement importants.

    1 – question : que ce serait-il passé si RM n’avait pas envoyé Louise chercher son châle? Louise aurait trouvé un prétexte quelconque pour retrouver Heinrich, mais alors l’utilisation du fameux châle pour cacher le bijou n’allait pas de soi. RM se serait bien demandé au final pourquoi Louise le portait dans la loge au moment de l’accident. L’utilisation du châle n’a donc pas été préméditée.

    2- venons en au fameux clin d’oeil, que nous avons laissé de côté un peu naïvement. Là est une des clefs du mystère : un clin d’oeil signifie 2 choses :

    a) une complicité

    b) une tentative de séduction

    Voilà que nous croyons apporter à l’enquête un tournant décisif :

    a) le clin d’oeil de Louise est à l’attention de RM : nous en déduisons forcément que les 2 femmes sont complices de quelques chose. Peut-être ont-elles tendu un piège à …. Henrich. Louise penaude a fini par avouer à RM son intention de voler le mille feux, mais c’est ce diable d’Henrich qui est le principal instigateur. On va lui jouer un bon tour! Il suffit d’utiliser Aurélien le roi de la savate qui va lui donner une sacré correction.

    Louise va voir Henrich et lui demande de l’accompagner dans la loge pour commettre leur larcin. Heinrich lui dit qu’il va arriver dans quelques instants, il doit finir la communication en cours avec son chef (le téléphone n’est pas raccroché). Un peu résignée, Louise s’exécute et va seule dans la loge.

    RM discute seul à seul avec Aurélien sur la scène : « c’est bizarre, vous ne trouvez pas, que Louise mette autant de temps pour aller chercher un simple châle ». Il n’en faut pas plus à Aurélien pour se précipiter dans la loge, fou de jalousie, et tomber nez à nez avec … Charles. Mais qu’est ce qu’il fait là?? Ce n’était pas prévu puisque ce devait être Heinrich avec Louise dans une situation pour le moins compromettante. Aurélien bouscule Charles, qui tombe et se tue, c’est un accident et voir plus haut notre 1ere solution. Nous avons remplacé Louise par Aurélien comme responsable de la chute de Charles.

    Pendant ce temps, seule sur scène, RM doit se demander : « mais que fait Louise, elle aurait dû revenir, quelque chose a dû mal se passer ». D’ailleurs elle est surprise quand elle voit Cesare revenir à sa place.

    Dernièr acte : grâce à la mise en scène du couple Chanteloup, et sans aucun échange verbal, RM comprend que c’est un accident (voir accident de son mari), ce qui la replonge dans le passé…Nous n’insisterons pas sur ce point acquis – lire plus haut « le cri de RM ». Simplement nous supprimons le thème du chantage, car Louise et RM étaient d’accord pour organiser à 2 le vol de son propre bijou, le mille feux.

    b) c’est là que notre esprit déductif s’impose : le fameux clin d’oeil, Charles (et Aurélien le confirme) l’ a pris pour lui! Louise n’a pas été assez précise dans le lancer orbital – Et voilà que Charles, tout guilleret, tout souriant, quitte Leglise et se dirige vers ce qui croit être un rendez-vous galant, Louise qui l’attend dans la loge. Il doit penser ; « Après RM,  je fais d’une pierre deux coups dans la même journée, et Louise est vraiment charmante. A la limite, je garde ma petite carte adressée à RM dans ma veste et je refile les roses rouges à Louise. »

    Bien mal lui en a pris puisqu’il se retrouve le bec dans l’eau, avec un formidable mal de crâne qui le laisse moribond sur le tapis. Ce ne sont pas les pleurs de Louise qui vont réparer cet horrible gâchis.

    NB : Nous n’excluons pas la possibilité de quelques infimes zones de gris, que nous pouvons réduire à votre convenance et si bien nécessaire.

    Cher Pascal, malheureusement pour toi, il va falloir avouer enfin à la communauté toute entière, avide et impatiente, que la solution a enfin été trouvée, je dirai même plus… trouvée, ce 6/9/2017 à 23h30. Enfin, nous le croyons…

    DUPONDT – vos dévoués –

    PS : en espérant que l’énigme n° 2 sera un peu plus corsée, celle-ci a été pour nous un simple hors-d’oeuvre cérébral, de très bonne facture néanmoins.

     

     

    en réponse à : Les DUPONDT proposent enfin leur solution ! #2042
    DUPONDT
    Participant

    Voilà la solution complète proposée par DUPONDT : nous sommes à votre service pour répondre aux dernières questions que vous vous posez encore.

    .13 Mai 1914 : Heinrich Dinckel journaliste et gentleman seducteur-cambrioleur  (référence Arsène Lupin de Maurice Leblanc) rencontre par hasard Louise de Chanteloup : lui réalise un reportage sur la Sainte Chapelle, elle brûle des cierges pour le rétablissement de son père tombé malade et qui lui a valu d’abandonner la tournée de Rose Marie. Le journaliste la séduit par jeu au départ (une nouvelle à inscrire à son tableau de chasse) celle-ci lui raconte sa vie auprès de Rose Marie. Lui, toujours à l’affût d’une opportunité (vol de bijoux par exemple), va voir son concert à Lyon, et se rend compte de l’incroyable potentiel journalistique d’écrire un reportage sur elle, il retourne revoir Louise dans les plus brefs délais à Paris et lui suggère de parler de lui auprès de Rose Marie. Le père de Louise va mieux et Louise retourne auprès de Rose Marie, elle lui parle d’Heinrich et Rose Marie en parle auprès de Cesare. Par amour pour celle-ci et aussi parce qu’il y voit une source de publicité colossale, il engage Heinrich qui les rejoindra en Juin. Peu de temps avant, Heinrich envoie une lettre tapée à la machine, anonyme (je dirai même plus dont l’auteur est inconnu) d’amour à Louise lui annonçant qu’il la rejoindra bientôt et lui rappelant leur projet commun : subtiliser le « mille feux » le bijou inestimable de Rose Marie. Lors de son passage à Lyon Heinrich a commandé une copie (ainsi que quelques pierres dorées pour Louise) pour permettre le larcin. Louise marche dans la combine car Henrich lui a fait miroiter son succès futur sur le devant de la scène. Louise, fille de la campagne, arriviste, prêt à tout pour réussir, naïve, le croit volontiers. Il est très bien placé pour assurer son ascension fulgurante. Elle est même allé jusqu’à épouser le pianiste (elle ne l’aime pas) pour rester près de Rose Marie et apprendre d’elle. Elle tombe dans le panneau, elle devient amoureuse de Heinrich et est prête à accomplir le vol du bijou pour lui. Ils partiront ensemble et il en fera une star aussi renommée que RM.

    • 8 Juillet 1914 : La troupe arrive à Paris, la vendeuse des grands magasins que Heinrich avait séduite lors de son reportage du 29/04 le voit en compagnie de Louise, se comprend délaissée et se suicide.
    • 12 Juillet 1914 : En Italie, dans le train qui le ramène à Paris Charles Buisson éminent diplomate pense avoir enfin trouvé une façon d’éviter la guerre : en proposant un nouveau tracé de l’orient express qui passerait de Paris vers l’Italie. En échange l’Italie renonce à son alliance avec L’Autriche-Hongrie et l’Allemagne. Le rapport de force étant déséquilibré, l’envie d’entrer en guerre des 2 pays restant est décapitée. Il doit faire part de sa solution au président.
    • Charles Buisson est un tombeur de jupons, il fréquente depuis longtemps le Castafiore (pv Leglise) qui est devenu son lieu privilégié de conquêtes d’artistes féminines. Ils ont même imaginé avec Leglise un stratagème pour épater et séduire les femmes : le message urgent du Président Raymond Poincaré. ça marche à tous les coups. Charles est un joueur, il collectionne les conquêtes. Il les séduit, mais ne s’attache pas à elle. Avec Rose Marie, cela a été plus difficile, et il jouera le tout pour le tout le matin de son départ pour Berlin, le 14/7. Il lui proposera quelques jours à la campagne après cette tournée, ce qu’elle finit par accepter. Probablement en lui signifiant qu’il a la solution pour éviter la guerre, ce à quoi aspire Rose Marie du plus profond d’elle-même.
    • 14 Juillet 1914
      • Entre 7h00 et7h05 : Charles Buisson commande 36 roses Roses/Jaunes à Ernest et lui demande de lui ouvrir à 8h55 Ernest prend note
      • Vers 7h15 : arrivée de la troupe. Césare a vu le manège de son rival Charles qui cherche depuis plusieurs semaines à séduire Rose Marie par tous les moyens. Il imagine aussi que cherchant à séduire Rose Marie, pacifiste convaincue, ce coup d’éclat va lui permettre de l’avoir dans ses bras. Or Césare aime vraiment Rose Marie de longue date, mais l’accident mortel de son mari, Albert, a contrarié ses projets et décalé sa demande en mariage. Voir le cri de RM, ci-dessous.
      • Cesare lit par hasard la note d’Ernest, ou l’entend passer la commande au téléphone. Il décide de saboter les tentatives de Charles, il subtilise le double des clés du Castafiore en fouillant dans le tiroir du bureau de l’atelier pendant une absence de Leglise, il prend aussi la clef de la loge. Il intercepte le fleuriste à l’extérieur (il doit le guetter et changer la commande par des fleurs rouges). Il paye le fleuriste. Il sait que Rose Marie n’aime pas le rouge, et cela discréditera de façon radicale son rival Charles, preuve qu’il ne la connaît que superficiellement. Il rentre dans la Castafiore de l’extérieur avec le double des clefs.

    Heinrich de son côté est perturbé car il n’a toujours pas reçu la copie du mille-feux.

      <li style= »list-style-type: none; »>
    • Entre 7h15 et 8h00 : des fleurs rouges sont livrées à Ernest à son grand désarroi.
    • 8h00 : début des répétitions avec Rose Marie Aurélien et Louise, Cesare et Ernest jouent aux cartes.
    •  Fausse piste : problème d’argent de Cesare qui perd au jeu,  Henrich, devenant son maître –chanteur)
    • 8h55 : Ernest ouvre la porte à Charles Buisson, il a la bouteille de cognac, rien d’autre. Celui-ci assiste aux répétitions, Derrière son piano, Aurélien est fou furieux de voir Charles qui se permet d’être présent  à cette répétition normalement interdite. Il faut avoir à l’esprit qu’il lui attribue (à tort) la lettre d’amour anonyme qu’il a trouvé en fouillant et qui s’adresse à sa femme, il en est sûr. Il a compris le manège du séducteur Charles auprès de Rose Marie et a des grosses craintes que sa femme tombe aussi dans ses bras. Charles semble avoir toutes les femmes qu’il désire.
    • Leglise assiste à quelques minutes de répétition. Il croit que personne ne l’a remarqué, erreur Cesare le voit et en profite pour remettre les clés du trousseau en évidence  sur une étagère de l’atelier. Il conserve la clef de la loge (forme libellule).
    • 8h55-9h00 : Ernest prend une photo de la scène, dépose la bouteille offerte par Charles, récupère le courrier dans son atelier et le dépose au salon, il prend une photo et se rend vers la loge. Heinrich s’aperçoit que la copie vient de lui être livrée de Lyon et retrouve le sourire. Il met le papier du colis dans la poubelle. Il y a aussi quelques bijoux (fantaisie probablement) destinés à Louise, qui restent sur la table.

                            Rappel : pourquoi Leglise prend des photos : pour les envoyer à son fils Lucien, journaliste des faits divers, et qui aimerait un scoop sur le Castafiore de l’intérieur. C’est lucien qui lui a offert cet appareil Lumen pour prendre de belles photos. On retrouve sa demande notée en raccourci  (Lucien me demande 15 photos de Rose Marie- à réaliser pour le 14 7- cognac garanti).

    Fausse piste : on parle d’un deuxième appareil, qui tiendrait dans la poche : il est probable que Léglise, un peu saoul,  a voulu parler de la sacoche qui accompagnait le Lumen.

    Fausse piste : l’article sur le fantôme du père Lachaise. Il n’a de but que de montrer que Leglise collectionne les articles de son fils, qui n’ont pas forcément un rapport avec l’enquête.

    Fausse piste : Baron Otard = cela ressemble à une signature, mais alors qui se cacherait derrière ce pseudonyme? D’après nous : personne.

      <li style= »list-style-type: none; »>
    • 9h00 : Cesare met fin à la partie brusquement. Pourquoi cette partie ? pour que Henrich écoute l’allocution du président annonçant la fermeture du Cabaret et naturellement, en bon professionnel qu’il est,  téléphone à son journal et prépare son article- Cela permet à Cesare de le « bloquer » dans ce salon et pouvoir être plus tranquille pour ce qu’il a à faire. Cesare est soucieux et se désintéresse de la partie car il pense à la suite de son plan. Il se rend vers la loge.
    •  Charles rejoint Rose Marie sur la scène. Il monte prestement sur la scène en utilisant ses 2 mains, il a même applaudi avant, preuve qu’il n’a pas de valise diplomatique.
    • Fausse piste vicieuse: la valise diplomatique. On imagine alors des affaires d’espionnage, Henrich en agent allemand, Leglise en collabo, Lucien en agent, le cabaret en centre de renseignement à la solde du gouvernement, Baron Otard en espion… Elle est simplement restée dans la voiture officielle. D’ailleurs ç’aurait été dangereux de l’amener dans ce cabaret au risque de la perdre ou de se la faire voler. Seule dans sa déposition Louise la voit, RM confirme cette version sans trop y croire, plus pour aider Louise dans son argumentation. D’ailleurs elle est moins catégorique  sur sa déposition dès le lendemain car Louise lui a avoué que c’est une invention. RM peut avoir peur d’être inculpé pour faux témoignage.  C’était un moyen pour Louise de diriger l’enquête de la police sur une fausse direction.
    • Leglise est un bon gars, un peu saoulard, mais nous pensons qu’il ne cache rien à la police. Il est sûr de n’avoir pas vu la valise, à notre avis il faut le croire tout simplement.
    • 9h02 : Cesare chasse Ernest de la loge. Il est énervé de le voir là, il n’y a pas de temps à perdre, il lui demande de retrouver son trousseau (prétexte pour le faire partir). Cesare s’enferme à clef pour être tranquille et commence à écrire une longue lettre enflammée d’amour à Rose Marie.
    • 9h05 : Rose Marie envoie Louise chercher son châle, pour pouvoir discuter librement avec Charles. Il devrait naturellement être dans la loge, là où se prépare RM.
    • Charles lui avoue sous le couvert de la confidentialité qu’il va pouvoir éviter la guerre. Rose Marie semble tomber sous son charme.
    • 9h07 : Louise qui aurait dû aller directement à la loge va au salon rencontrer Heinrich. Le châle est posé sur le divan. Dans la matinée Heinrich est allé chercher le châle de RM dans la loge, et l’a ramené au salon. Il a prévu de l’utiliser pour cacher le bijou sur le cou de Louise.
    • Henrich lui annonce qu’ils ont tout pour réaliser leur larcin et qu’il faut passer à l’action sans plus tarder. Louise semble rechigner mais accepte. Heinrich a laissé le combiné du téléphone décroché pour ne pas être dérangé.Heinrich lui donne la copie. Ernest passant par là prend une photo. Louise  prend le châle et se dirige vers la loge.
    • 9h10-9h15 : Ernest parti chercher Charles selon ses indications ( note raccourcie : aller chercher Charles vers 9h10 9h15, prétexter le message urgent de Raymond Poincaré et boire un coup de bon cognac) reviennent à ce moment là, Manque de chance pour Cesare qui a terminé sa lettre et qui veut remettre la clef de la loge dans l’atelier : Leglise et Buisson sont en train de boire le coup pour fêter l’anniversaire de Leglise et la réussite probable de séduction de Charles. Charles est tout joyeux, car il a eu la confirmation que RM viendra passer quelques jours à la campagne après la tournée. Avant d’entrer au salon, Louise aperçoit Cesare derrière la porte de l’atelier et pense qu’il les espionne. César place la clef de la loge dans l’étagère, coincée sous le scaphandre, bien en vue pour que quelqu’un la retrouve facilement.
    • Puis Cesare va rejoindre Rose Marie pour lui avouer ses sentiments.
    • Peu après 9h15:Aurélien fou de jalousie court chercher Charles et Louise, qu’il craint trouver ensemble. Son premier réflexe est d’aller dans la loge, là où doit se trouver normalement le châle de RM.
    • Louise dans la loge a  le temps d’intervertir les bijoux : elle a déplacé le petit cadre rose situé devant, elle connaît le code car Rose Marie lui a confié, elle n’a pas de secret pour elle, elle a mis les gants pour ne pas laisser d’empreintes. Elle se regarde dans le miroir avec ce bijou, ce châle, ces gants, bref elle se trouve sublime, au moins aussi belle que RM. (remarque : à ce moment le double est donc dans le coffre).
    • Charles arrive dans la loge pour mettre sa petite carte auprès du bouquet. Il ne fait pas trop attention à Louise car il a aperçu une lettre bien en vue sur la table (peut-être que Louise lui a remise en même propre pour détourner son attention?). Charles voit les fleurs lit la lettre de Cesare, comprend que son rival lui met des bâtons dans les roues et œil pour œil, dent pour dent déchire la lettre dans la poubelle.

    Ensuite, énervé, dépité, il s’interroge sur la présence de Louise dans la loge, du châle sur le cou, il l’enlève et s’aperçoit de la présence du bijou et comprend le vol. Il lui demande de le lui remettre séance tenante, Louise refuse, bousculade, elle le pousse et, catastrophe! Charles tombe à la renverse sur le coin de la table (ou de la cheminée, ou autre…?), sans faire de bruit et sans renverser de meubles (présence du tapis qui amorti les sons). Arrive Aurélien fou de rage, à la recherche de sa femme. Il voit le corps étendu et ne comprends pas. En pleurs, état de crise, elle lui avoue l’accident, sans parler du vol du mille feux. Panique. Elle lui dit aimer Aurélien, et qu’elle l’aimera toujours, la preuve, elle s’est défendu contre l’élan amoureux de Charles. Elle est tellement belle qu’Aurélien succombe et ferait tout pour elle. Il réagit au quart de tour. Il monte vite un stratagème : faire croire à l’accident, ils renversent  ensemble doucement la table (erreur : pas du bon côté pour valider l’accident), pose le bouquet de roses par terre, .., mais oublient aussi de faire tomber le petit cadre rose qui était devant le coffre, deuxième erreur. Enfin, et c’est le clou de l’enquête, la préparation du corps et de son environnement immédiat : les griffures sur le visage et les pétales de roses autour du cadavre : lire ci-dessous : le cri de Rose Marie

    Précision : Le corps de Charles ne présente pas de blessure apparente (trace de coup , savate, qu’aurait pu lui donner Aurélien sous le temps de l’émotion impulsive, ce qui plaide en faveur de l’accident avec Louise.

    Aurélien va au salon où se trouve Henrich.

    Pendant ce temps, Louise se débarrasse vite du mille feux qu’Aurélien n’a pas remarqué sous le châle qu’elle porte au cou. Si on le trouvait sur elle, elle serait perdue !! Elle sort de la loge et le place au plus près, sur le cou du mannequin de l’étagère, elle a le temps de le dissimuler à peine (à mon avis, seule une femme pouvait trouver cette cachette, un homme l’aurait probablement placé sous ou dans un autre objet).

    Au salon, Aurélien a le contrecoup nerveux de la situation, il s’effrondre, il est blanc comme neige, il craint pour sa femme.

    Heinrich le rassure et sait lui parler. C’est un séducteur intelligent et n’a pas son pareil pour tromper les hommes et femmes avec de belles paroles. Aurélien se confie à lui, son amour et ses soupçons contre Charles, sans évoquer ce qui vient de se passer.

    Heinrich démonte la lettre anonyme en semant le doute dans l’esprit d’Aurélien. Ce serait Louise qui aurait même pu écrire cette lettre pour le rendre jaloux exprès. Pour Henrich, il faut absolument qu’Aurélien n’ait aucun soupçon sur la relation intime qu’il entretenait avec sa femme Louise.

    Heinrich réussit la prouesse (quel manipulateur!) à convaincre Aurélien que sa femme l’aime, et qu’il doit absolument avoir confiance en elle.

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    • Vers 9h23 : Louise appelle à l’aide, Aurélien et Heinrich arrivent puis Cesare et enfin Rose Marie.

    Aurélien s’est précipité d’un bond du salon vers la loge, car il s’attendait manifestement à cet appel au secours. Preuve du coup monté avec Louise.

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    • 9h25 : Ernest les rejoint et prend une photo.
    • Nouvelle fausse piste : la photo prise par Leglise montre Charles sans rien dans la main. La photo prise par les policiers à l’ouverture de la loge mentionne qu’il tient un morceau de la lettre de Cesare déchirée. L’ explication : au moment de la prise de photo de Leglise, Charles vit encore. Heinrich n’est pas médecin et le cœur bat faiblement. Charles a toutes les apparences extérieures du mort.  Le médecin légiste confirmera une lente mort par asphyxie, sans pouvoir préciser exactement l’heure. Seul dans la loge, Charles dans son agonie et par réflexe réussit à saisir le morceau de lettre le plus proche de sa main. Les policiers le prennent en photo avec au moment de l’ouverture de la loge. Ensuite, l’inspecteur Colin, déchire la photo de la police, qui fait double emploi, peut-être moins bonne en qualité, sans s’apercevoir de ce détail. Quel nul ce Colin!
    • Fausse piste : les policiers auraient quelque chose à cacher et auraient enlever une photo compromettante?
    • Rose Marie cri et s’évanouit. Voir ci-dessous le pourquoi du cri.
    •  Cesare l’emmène au salon suivis d’Aurélien et de Louise.
    • 9h 27 : Heinrich ferme la porte avec Ernest et les rejoint au salon.
    • 9h36 : arrivée de la police et ouverture de la loge

    Sur le rapport d’autopsie : rien à signaler, tous les termes médicaux sont plausibles, la typologie de la machine à écrire qui aurait servie pour écrire la lettre anonyme n’est que pure coïncidence. C’est encore une fausse piste.

    Suite de l’enquête : ouverture du coffre à bijoux – RM s’aperçoit de la supercherie et que le bijou est un faux. Si elle n’a rien dit devant la police, c’est pour protéger Louise, à qui elle a confié le code. Mais elle n’est pas certaine de la culpabilité de sa protégée. RM fait évacuer le Castafiore pour se laisser le temps de retrouver le mille feux. Louise lui a avoué son vol, circonstance atténuante : elle a mis en avant le rôle déterminant d’Heinrich. Comme prévue RM gardera le silence (voir ci-dessous le cri de RM). Louise lui a confirmé l’endroit (l’étagère). Mais la police a placé un agent devant, impossible de récupérer le bijou.

    Quelques heures avant le concert, RM convoque Louise, Aurélien, Cesare,  pour leur dire qu’elle sera obligée de chanter avec un faux bijou, elle est en furie, elle qui devait resplendir pendant son dernier récital dans ce lieu mythique. Elle s’assure du silence de Cesare en lui promettant le mariage.

    Le bijou original sera repris plus tard, le concert a lieu avec le faux.

    L’affaire de l’accident est étouffée pour ne pas jeter de discrédit sur RM la veille de la guerre. La vie continue, RM épouse Césare, Heinrich quitte la troupe sans être inquiété, Lucien fait de beaux articles sur RM et aide son père à passer financièrement le cap de la fermeture du cabaret (raison simple : le Castafiore perd de l’argent). Louise et Aurélien restent ensemble et continue à suivre RM dans ses tournées. Mais la guerre peut tout bouleverser, non ?

    Le cri de Rose Marie. Pourquoi crie t elle ???

    C’est une femme très forte et qui ne doit pas  se laisser  impressionner facilement. A moins de ressentir une très forte émotion, contenue depuis des années dans son fort intérieur. Et nous voilà revenu quelques années en arrière, avec l’accident probable de son mari?

    Et si Rose Marie trompait son époux Albert avec C. Pera ? Impulsive, suite à une dispute, elle griffe Albert, qui bousculé, se prends les pieds dans le tapis (accident domestique et disparition du pv pour protéger RM). Cette altercation qui tourne mal a des témoins visuels – probablement Louise et Aurélien, proche du couple.

    Voilà que Charles a les mêmes griffures sur le visage, les pétales rouges autour de son corps représente une mare de sang, elle revit avec horreur la scène passée, scène qu’elle a essayé d’oublier depuis la mort de son mari dont elle se sent coupable. Dans sa lettre cesare essaye de la disculper, de la rassurer et reviens à la charge pour lui témoigner son amour – RM devrait avoir fait son deuil depuis ce temps, ce n’était qu’un accident! Patatra- tout revient en mémoire à RM à la vue de Charles inanimé sur le sol, elle hurle et s’évanouit.

    Mais alors qui a posé les pétales autour du corps – Louise, en touche finale à la reconstitution théâtrale de l’accident. Elle porte des gants aussi pour ne pas se piquer aux roses. Qui a griffé Charles : Louise qui a les gants pour cacher ses ongles avec des traces de sang. Aurélien est pianiste et ne peux avoir les ongles longs.

    Mais pourquoi ? Chantage auprès de RM pour acheter son silence. RM va constater rapidement le vol du bijou, le faux dans le coffre n’est qu’une imitation. Elle pourrait dénoncer Louise et Henrich à la police.  Mais elle doit se taire pour ne pas que Louise ressorte cette 1ère affaire ancienne, pas claire et qui pourrait lui nuire.

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 années et 9 mois par DUPONDT.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 années et 9 mois par DUPONDT.
    en réponse à : Solution (quasi) complète proposée par Cédric, Coralie et Julien. #2034
    DUPONDT
    Participant

    Salut, je dirai même plus…

    Au cas où, ma solution des notes manuelles sur les documents de Léglise :

    Page 91  : déjà trouvé sur d’autres messages. Ces notes n’ont pour but que de nous expliquer comment Léglise prends ses notes en condensé et elles nous donnent la clef pour comprendre les 2 autres textes ci-dessous.

    Page 89 : « Lu-cien me demande faire pour le 14 juillet (147) 15 ph -otos de Rose Marie. E n récompense j’aurai droit à une bouteille de mon cognac favori Ba- ron Ot- ard. Lucien aura matière à faire de bons articles avec mes photos, tu parles d’un scoop avec celles prises dans la loge de l’accident / meurtre »

    Indice : il en a déjà accroché quelques unes prises les jours précédents ou le matin même dans son atelier labo.

    Page 93 : « Bu-isson me demande de commander pour R-ose M-arie 36 ro-ses couleur ro-se/ja-une. Attention, il insiste sur ces couleurs, car  RM lui a confié qu’elle n’aimait pas le rouge.Il arrivera à 8h 55 précise. Je devrait aller le chercher à 9h10 tapante prétextant un appel urgent du président R-aymond P-oincaré et on restera ensemble jusqu’à 9h15 pour boire un coup de mon cognac favori Ba-ron Ot-ard. »

     

    Information : langage des fleurs : offrir 36 roses  : pour avouer son amour (si elles sont rouges). Dans ce cas, comme RM n’aime pas cette couleur, les couleurs roses et jaunes doivent faire le même office. Charles, le séducteur avouerait son amour à RM?

     

     

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 années et 9 mois par DUPONDT.
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